VIDÉO - Rolls Royce se lance dans la course au taxi volant, avec un premier engin pour 2020

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INNOVATION - Les projets d'engins volants sont toujours plus nombreux : après Uber et Airbus, c'est la marque Rolls Royce qui se lance dans la compétition avec EVTOL, son taxi volant hybride.

La marque Rolls Royce est souvent assimilée aux voitures de luxe, mais c’est avant tout un groupe industriel spécialisé dans l’ingénierie mécanique aérospatiale. L’entreprise britannique est le deuxième fabricant mondial de moteurs d’avions, derrière General Electric Aircraft Engines. Aujourd’hui, dans la lignée des taxis volants futuristes, Rolls Royce tente de tirer son épingle du jeu avec son dernier projet : EVTOL. Le groupe industriel britannique l'a dévoilé à l'occasion du salon anglais Farnborough Airshow 2018.

Le choix de l'hybride pour de plus grandes possibilités

EVTOL signifie "Electric Vertical Take Off and Landing", car ce nouveau taxi volant à la particularité de décoller et d'atterrir à la verticale. Ce sera notamment possible grâce à la technologie de ses ailes, pouvant pivoter à 90 degrés. L'engin sera propulsé par six rotors électriques, faisant fonctionner ses hélices rétractables. Les rotors électriques seront alimentés par une batterie, elle-même rechargée par des turbines à gaz (un type de moteur) fonctionnant ici au kérosène.


EVTOL sera donc un véhicule hybride, utilisant à la fois de l’électricité et de l’essence. Rolls-Royce développe en parallèle un engin volant entièrement électrique, mais il n’est pas aussi évolué que celui-ci. "Il y a un marché émergent des avions entièrement électriques mais, pour nous, un tel système ne peut pas vraiment répondre aujourd’hui au niveau d’exigence", explique Rob Watson, chargé de l’électrique à Rolls-Royce. En effet, l’intérêt de l’hybride se trouve dans des possibilités de déplacements plus grands, et plus longs. "Le 'tout-électrique' est le moyen de naviguer dans une ville (…) mais pour aller de Londres à Paris, on voudra un engin qui permette de parcourir cet intervalle. Et ce sont les systèmes de propulsion hybride qui occuperont ce marché", assure Rob Watson. 

Un taxi-volant utilisable à d'autres fins

EVTOL pourra parcourir un peu plus de 800 kilomètres, avec une vitesse de pointe à 322 km/h. Un des gros défis du projet - et généralement de tous les engins volants électriques - est évidemment le bruit. Il suffit d’avoir déjà entendu le volume sonore que produit un minuscule drone en vol pour comprendre. Ainsi, une fois l’altitude de croisière atteinte, les hélices se rétracteront pour réduire la gêne dans l’habitacle et les deux propulseurs situés à l’arrière de l’engin prendront le relais.


En terme de design, EVTOL a été conçu pour le déplacement de particuliers dans les grandes villes. Le taxi-volant pourra ainsi transporter quatre à cinq passagers vers n’importe quel point d’atterrissage capable d’accueillir son envergure au sol. Rolls Royce envisage également de mettre à disposition son véhicule pour le transport privé et d’investir le marché du transport de marchandises, notamment à des fins militaires.

Pour le moment, Rolls Royce n’a pas dévoilé de prototype physique mais uniquement une maquette en 3D. Les ingénieurs du projet ont tout de même déterminé les aspects techniques du véhicule volant et compte d’ailleurs utiliser les technologies déjà maîtrisées par le groupe. Cela permettra à la marque de présenter son premier taxi-volant opérationnel dès 2020. Même si le géant de l'aérospatiale, qui a déjà investi plusieurs millions de livres dans le développement de cette technologie, se donne jusqu’à 2029 pour commercialiser les versions définitives.

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