"Je ne suis pas millionnaire, mais je gagne très bien ma vie" : un joueur pro de jeux vidéo nous décrit son métier

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PARIS GAMES WEEK - Professionnel du jeu vidéo, Kevin Droolans est une star du jeu Counter Strike. Il nous explique en quoi consiste cette discipline qui fait aujourd'hui de plus en plus d'émules.

Certains manient la manette pour le plaisir, d’autres, tels des athlètes de haut niveau, en ont fait leur métier. C'est le cas du belge Kevin Droolans, alias "Ex6TenZ". Depuis maintenant dix ans, il pratique ce qu’on appelle le sport électronique (ou e-Sport, en anglais) à un niveau professionnel. Du haut de ses 27 ans, il est un des quelques e-sportifs à pouvoir se targuer d’en vivre convenablement. 


Grâce à des réflexes et une dextérité hors norme, Kevin se fait repérer par un manager, puis intègre rapidement une des équipes professionnelles les plus prestigieuses du circuit. Il participe alors à des tournois internationaux, voyage aux quatre coins du monde. Son talent, clavier et souris en main, a permis à ce "crack" du célèbre jeu pour PC Counter-Strike de remporter de nombreux titres. 

A la clé, une récompense de 10.000 dollars

Lors de la Paris Games Week, qui se tient jusqu’à ce dimanche 5 novembre au Parc des Expositions à Paris, Kevin Droolans va défendre les couleurs de la France au sein de l’équipe LDLC-Team, dont il est le capitaine. A la clé, une généreuse dotation de 10.000 dollars, à se partager avec l’ensemble des membres de l’équipe. Ce jeudi 2 novembre, à l’issue du dernier match de qualification, le capitaine a profité de la présence de quelques supporters pour signer des autographes.

Tel un métier traditionnel, Kevin passe "8 à 10 heures par jour en moyenne" à travailler... derrière un écran d’ordinateur. "Si l’effort physique est absent, reconnaît-il, on retrouve en revanche le dépassement de soi, la concentration, la stratégie, et surtout le mental." C’est ce qui fait la différence en haut niveau, selon lui. "Il est essentiel d’avoir une hygiène de vie irréprochable, reprend-il. Pour compenser, je dois faire du sport à côté et aussi surveiller mon régime alimentaire."

Loin du "cliché de l'adolescent attardé"

Côté rémunération, si le jeune belge ne souhaite pas donner le montant de ses revenus, il affirme toutefois bien vivre de son métier. "Je ne suis pas millionnaire, mais je gagne très bien ma vie, c’est beaucoup plus qu’un SMIC", assure Kevin. Le jeune homme a une petite amie et de nombreux amis. L’occasion pour lui de rappeler qu'"aujourd’hui être un joueur pro de jeux vidéo n’a plus rien à voir avec le cliché de l'adolescent attardé, qu’on pouvait encore entendre, il y a quelques années".

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