VIDÉO - Et si votre DRH était un robot doté d'une intelligence artificielle ?

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FUTUR – Vous trouvez les recruteurs souvent peu avenants, un peu froid. Dans ce cas, que penser d’un robot doté d’une intelligence artificielle pour être votre intermédiaire ? Vera a été créée pour épauler les services des ressources humaines dans le recrutement. Un moyen plus rapide, certainement un peu déconcertant, qui séduit de plus en plus de multinationales.

Si vous rêvez de travailler chez Ikea, L’Oréal ou encore Pepsi, sachez que leur recrutement pourrait bien quelque peu vous déstabiliser. Ou plutôt, cette recruteuse blonde, tailleur bien mis et lunettes sur le nez. Car comme le rapporte Bloomberg, ces grandes entreprises, comme près de 300 autres dans le monde, se sont dotées d’une aide au recrutement un peu particulière : une intelligence artificielle qui va trier et sélectionner les candidats.


Créé par la startup russe Robot Vera, ce robot doit sélectionner des humains pour occuper des postes vacants au sein de l’entreprise. Mais à la manière d’une véritable assistante de DRH. Vera peut ainsi tenir simultanément une centaine d’entretien d’embauche en appel vidéo ou vocal. Elle va ainsi réduire la liste des candidats jusqu’à trouver le profil idéal pour le poste.

Quelques minutes pour trouver un CV intéressant

Comme leur rapporte Bloomberg, Vladimir Svechnikov et Alexander Uraksin, deux jeunes DRH russes, sont derrière cette idée qui leur est venue en réalisant à moins de 30 ans combien certaines lenteurs du métier pouvaient déjà être lassantes. "Nous nous sentions comme des robots nous-mêmes, alors nous avons pensé qu'il était préférable d'automatiser la tâche", explique Uraksin, fatigué de chercher à joindre par téléphone des candidats démotivés ou qui ne répondaient plus. Les deux hommes conçoivent alors leur intelligence artificielle et lancent leur startup à Saint-Pétersbourg fin 2016. Le succès est immédiat, notamment auprès des multinationales.


Et le fonctionnement de Vera - dont le nom est un hommage à celui de la mère de Vladimir Svechnikov- est assez simple, comme l’explique la société russe. Il ne lui faut que quelques minutes pour repérer les CV intéressants sur cinq sites d’emploi. Elle appelle ensuite les candidats et échange avec eux pour juger de leur motivation. Après avoir ensuite envoyé un descriptif du poste aux premiers candidats retenus, elle leur fait passer un entretien vidéo. Mais la décision finale revient toujours à un DRH bien humain.

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Intelligence artificielle : la prochaine révolution ?

Bientôt capable de reconnaître la joie ou la déception

Vera réussit toutes ses prouesses en combinant plusieurs formes d’intelligence artificielle et de reconnaissance vocale (Amazon Alexa, Microsoft Cortana, Google Assistant et le russe Yandex). Ce robot a ainsi emmagasiné quelque 13 milliards d’exemples de syntaxe, de discours, de vocabulaire, d’offres d’emploi, d’articles de Wikipedia ou d’émissions de TV afin de pouvoir parler le plus naturellement possible et comprendre les réponses des candidats.


Pour les entreprises, Robot Vera avance une réduction de temps et d’argent d’un tiers dans le recrutement. "Nous vous aidons à trouver les candidats qui ne recherchent pas activement un emploi ou ne répondent pas activement aux offres d’emploi", avance la startup pour valoriser Vera qui a déjà trouvé plus d’un million de CV intéressants et passé 440.000 appels pour trouver la perle rare aux entreprises partenaires. Il reste quelques réglages à faire comme faire en sorte que Vera puisse reconnaître la peur, la joie ou la déception pour améliorer l’aspect conversationnel et émotionnel de l’échange. Reste à savoir si les salariés, eux, approuvent l'expérience, qui doit sans aucun doute être déstabilisante.

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