EXCLUSIF – Campus luxurieux, siège social gigantesque, ambitions démesurées... : au cœur de l’empire Huawei

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REPORTAGE - Huawei est devenu la bête noire de Donald Trump. Le président américain le soupçonne d'espionnage pour le compte de Pékin. Pour démentir ces accusations, le groupe chinois de télécommunications a accepté de nous ouvrir les portes de son empire.

Fontaines, châteaux, statues… Nous ne sommes pas quelque part en Europe, mais à Dongguan, dans le sud de la Chine. Précisément sur le campus d’Huawei. Pour offrir un cadre luxurieux à ces 23.000 ingénieurs, souvent aussi bien payés que leurs homologues occidentaux, le géant des télécommunications aux ambitions démesurées a construit un endroit unique à l’architecture rappelant les grandes villes d’Europe et où deux tramways circulent pour amener les employés d’un endroit à l’autre.

C’est ici que sont notamment construits les smartphones de la marque. Des appareils fabriqués pour 20 à 30% moins cher. Le secret d’Huawei ? Les lignes de production ont été robotisées à l’extrême, passant parfois de 80 employés à seulement 17 en quelques années. Depuis sa création dans les années 1980, le groupe injecte en effet systématiquement 10% de son chiffre d’affaires dans l'innovation.

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Mais aujourd’hui, Huawei, dont le siège social est situé à une heure de route, à Shenzhen, est dans la ligne de mire de Donald Trump, qui le soupçonne d’être financé par le pouvoir chinois. Les entreprises américaines ne peuvent donc plus travailler avec lui, sous peine d’être sanctionnées par Washington. Résultat : les nouveaux portables d’Huawei ne possèdent plus, par exemple, les services Google. 

Des accusations évidemment démenties par la direction. "Huawei n'a jamais collecté d'informations  pour le compte du gouvernement chinois parce que c'est illégal. Nous sommes présents dans plus de 170 pays et nous devons nous soumettre aux lois de ces pays. En particulier aux Etats-Unis et en Europe, il est interdit de transférer des données en dehors des territoires nationaux. Si le gouvernement américain a des preuves de ses accusations, qu'il les fasse connaître", affirme à TF1 Catherine Chen, vice-président d’Huawei. 

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