VIDÉO - Facebook Messenger peut désormais traduire vos conversations du français à l'anglais, et inversement

VIDÉO - Facebook Messenger peut désormais traduire vos conversations du français à l'anglais, et inversement
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APPLICATION - Facebook lance une nouvelle fonctionnalité de traduction par le biais de M, l'assistant virtuel intelligent de Messenger. LCI vous dit comment ça marche.

Se faire des amis à l’autre bout du monde, sans avoir à se soucier de la barrière de la langue ? Quelques mois après son lancement aux Etats-Unis, le réseau social américain introduit ce lundi 17 septembre une fonction de traduction en temps réel par le biais de M, l’assistant personnel de Messenger, qui a été lancé en France il y a presque un an. Plus concrètement : dès lors qu’un utilisateur reçoit un message dans une langue différente qui n’est pas celle qu’il a définie par défaut, l’assistant virtuel fera office d’interprète et lui proposera immédiatement de traduire automatiquement le texte depuis la fenêtre de chat.  


"Le fait de traduire demande un effort, c’est donc un frein à communiquer de manière fluide et naturelle. Cette nouvelle fonctionnalité vise justement à permettre aux francophones d'entrer en contact avec des interlocuteurs avec lesquels ils n'auraient sinon pas été en mesure de communiquer, explique à LCI Laurent Landowski, product manager en charge de Facebook Messenger. On s’est aperçu, par exemple, qu’un certain nombre de transactions sur le Market Place – la plateforme de petites annonces de Facebook – n’aboutissaient pas à cause de la barrière de la langue."

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Facebook Messenger peut désormais traduire vos conversations du français à l'anglais, et inversement

Uniquement en français et anglais, pour le moment...

Pour le moment, la traduction est disponible uniquement en français et anglais, et inversement. "Nous travaillons déjà sur l’ajout d’autres langues, mais cela prend du temps,  admet Laurent Landowski. La communication sur Messenger est très différente de celles sur Facebook et Instagram, où les personnes font plus attention à ce qu’elles écrivent et vont avoir tendance à se relire avant de poster un message. Sur Messenger, les échanges sont beaucoup plus spontanés, les personnes vont à l’essentiel et surtout ne se relisent pas. Ils utilisent de l'argot, oublient les apostrophes, les accents, et font parfois des fautes d’orthographe. Il a donc fallu éduquer notre intelligence artificielle pour qu’elle apprenne à se comporter dans ce type d’environnement."

Messenger change de visage pour dégager des revenus

Si sa fonction principale de Messenger reste de permettre à ses utilisateurs de communiquer entre eux, la messagerie de Facebook intègre désormais de plus en plus de services. En octobre dernier, le site de Mark Zuckerberg a annoncé la création d’un onglet "Découvrir" sur l’application des utilisateurs français mettant en avant les pages de marque et les "bots"  des entreprises - vous savez, ces robots conversationnels capables d’automatiser les échanges entre une marque et les utilisateurs, en particulier pour tout ce qui retourne de la relation client.


Qu’il s’agisse de réserver un billet de train en passant par le "bot" de Voyages SNCF ou de se renseigner sur le temps qu’il fera à l’arrivée en passant par celui de Météo France, tout cela doit pouvoir se faire depuis Messenger. " Commander un VTC, acheter un téléphone ou réserver un restaurant depuis Messenger, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis, sera bientôt une réalité pour les utilisateurs français. Fort de plus de 1,3 milliard d’utilisateurs mensuels, Messenger fait le pari que les utilisateurs n’ont pas envie de se disperser entre de multiples applications ou des sites Web pour accéder aux services dont ils ont besoin. 

Surtout, la messagerie de Facebook mise sur cette stratégie pour réussir enfin à dégager des revenus. Jusqu'ici concentrée sur les relations entre les personnes qui ne lui rapportaient rien, Messenger s’applique désormais à favoriser également les échanges entre les consommateurs et les entreprises. Avec un argument pour les séduire : les échanges avec les clients sur la messagerie – qu’ils soient, ou non, automatisés par des "bots" – seraient infiniment plus fructueux sur la messagerie que sur les sites Web. Selon Facebook, pas moins de 8 milliards de messages sont échangés chaque mois entre des entreprises et leurs clients sur Messenger. 

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