Guerre au Sahel : comment sont pilotés les drones de combat de l'armée française ?

Guerre au Sahel : comment sont pilotés les drones de combat de l'armée française ?
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REPORTAGE - Depuis novembre 2019, dans le cadre de la lutte contre les djihadistes, les militaires français utilisent de plus en plus les drones. Depuis quelques semaines, en plus de leur mission de surveillance, ces engins volants télécommandés sont armés. Quelles sont les règles d'engagement et comment ces drones sont-ils pilotés ? Le JT de 20 heures de TF1 vous dit tout.

C’est un avion de combat sans visage. Doté d’un nouvel armement, ce drone militaire peut détruire une cible, comme une maison ou un blindé, avec une précision au mètre près. Des bombes guidées laser (ou BGL) de 250 kilos équipent en effet dorénavant la flotte française de drones. Une évolution récente qui s’inscrit dans la volonté de renforcer l’arsenal militaire de l’armée, actuellement en opération dans le Sahel.

Le cockpit du pilote, quant à lui, est hébergé à l’intérieur d’un conteneur blindé, d’où sont déclenchés les tirs. L'engin est commandé directement sur le théâtre des opérations, contrairement aux drones américains, qui sont eux pilotés à distance depuis les Etats-Unis. Et c’est d'ailleurs ce qui ferait la différence, à en croire l’état-major. "Psychologiquement, nous sommes dans nos missions avec les troupes qui sont au sol et que nous soutenons", souligne le capitaine Mitch, pilote de drone Reaper, dans le reportage du JT de 20 heures de TF1 en tête de cet article.

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Moins rapides, mais plus endurants que les avions de chasse

Dans une autre pièce, elle aussi à l’abri des regards, défilent sur une mosaïque d’écrans des images classées "secret-défense", récoltées par un drone d’observation à 10.000 mètres d’altitude. Un œil aussi indécelable que puissant. Ce jour-là, l’engin ratisse une zone où se cachent des terroristes. Grâce à ces images, les militaires peuvent détecter leur présence. "Nous devons ensuite les caractériser pour savoir exactement de quoi il s’agit", explique le Lieutenant-colonel Loïc.

Distinguer des silhouettes et analyser leurs attitudes, de manière à pouvoir déterminer s’il s’agit de terroristes ou de simples bergers. "On a un ennemi qui est fugace, qui se dévoile très peu et sur de très courtes périodes. Il faut donc agir très rapidement", souligne cet officier supérieur. Moins rapides, mais plus endurants que les avions de chasse, le drone militaire Reaper peut enchaîner jusqu’à 24 heures de vol.

24 drones de combat d'ici à 2030

"C’est une capacité d’action supplémentaire pour mener une offensive, se sortir d’un mauvais pas, récupérer du renseignement sur un itinéraire ou une présence ennemie", détaille le Colonel Hugues-Pointfer, commandant de la base aérienne projetée de Niamey (Niger). Pour l’instant, l’armée française compte trois drones de combat en opération. Elle en aura vingt-quatre d’ici à 2030.

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