VIDÉO - On a testé Assassin’s Creed Odyssey (et on a savouré cette plongée dans la Grèce Antique)

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JEU VIDÉO - Un an après un exaltant épisode dans l’Egypte ancienne, Ubisoft ne quitte pas l’Antiquité pour s’aventurer cette fois dans la Grèce de Périclès. Bienvenue dans Assassin’s Creed Odyssey, l’épisode qui fait le choix de rompre un peu avec les habitudes. LCI a pu le tester juste avant sa sortie, ce vendredi.

Pour fêter ses dix ans l’an dernier, la saga d’Ubisoft avait joué la carte de l’émerveillement et du retour aux sources avec Assassin’s Creed Origins, un épisode propulsé dans l’Egypte ancienne, au temps des pharaons, de Cléopâtre et du premier assassin de la lignée. 


Visuellement fort, prenant dans son histoire et ses effets, on se demandait comment son successeur pourrait faire mieux que cet opus considéré comme le plus abouti de la série et ne pas se reposer sur ses acquis. La réponse : en réinventant quelque peu l’approche d’un jeu à succès.

La franchise a décidé de poursuivre son périple antique en remontant encore plus loin dans le temps. Assassin’s Creed Odyssey, qui sort ce vendredi, offre ainsi une balade dans la Grèce de Périclès (431 avant JC, au début de la guerre du Péloponnèse).  Ce nouvel épisode aurait pu n’être qu’une tragique copie grecque de son prédécesseur égyptien dans son approche graphique (il partage le même moteur de jeu) et sa jouabilité, assez similaire. Il n’en est rien ! Beaucoup de choses ont changé en un an sur le fond et la forme.

Un nouveau terrain d'histoire à explorer

Oui, visuellement, la même luminosité méditerranéenne vient baigner notre écran. Origins était somptueux avec ses zones désertiques qui côtoyaient une luxuriante Alexandrie. La Grèce d’Odyssey, avec ses paysages escarpés, sa mer à perte de vue, ses temples, statues et villages, est une (nouvelle) reconstitution historique à couper le souffle. L’aire de jeu est encore plus grande que celle d’Origins et pas moins de 26 îles des Cyclades se présentent à nos yeux. 


Comme souvent, on a le droit à un minutieux travail de détails et d’authenticité historiques pour recréer la Grèce, ses moeurs et son quotidien. Avec les éléments possibles sur une époque aussi reculée. C’est brillant, foisonnant et toujours aussi riche en découvertes ou quêtes parallèles. Vous y croiserez même le traditionnel lot de célébrités (Périclès, Socrate, Hippocrate…) et de créatures mythiques (Minotaure, Méduse, Sphinx, lion de Némée…).

Le mode "exploration", qui limite l'affichage d'indices et d'indications, promet une belle balade touristique vidéoludique, meilleure façon de rendre hommage au travail réalisé et de s’immerger dans le monde. Mais il s’adresse surtout aux plus aventuriers et patients qui savent prendre le temps de progresser sans coups de pouce... Si vous voulez fuir la faune agressive ou n’êtes pas trop à l’aise avec la descente dans les multiples grottes, AC Odyssey remet au goût du jour le combat naval, disparu depuis Assassin’s Creed IV Black Flag.

L’heure de faire ses choix

Côté gameplay, c'est là qu'on trouve un peu de nouveautés, même si, globalement, la mécanique de jeu reste la même. Tout est question de choix. Celui, pour commencer, de suivre l'histoire selon Kassandra ou Alexios, la sœur et le frère. Mais pas question de passer de l'un à l'autre comme avec le duo fraternel d'AC Syndicate. Vous gardez le même personnage durant toute la partie et à vous de le faire évoluer en défenseur de Sparte ou d'Athènes, aidé de la mythique lance de Léonidas, arme aux supers pouvoirs.

Nous avons choisi d’évoluer avec Kassandra pour casser un peu les codes de la série. Elle a les mêmes atouts qu’Alexios, peut compter sur son aigle pour lui offrir une vue plus large. Cela ne change rien au jeu à la différence des héroïnes précédentes qui avaient des attributs féminins plus marqués physiquement et dans la technique de jeu. Kassandra est plutôt charpentée et on n’a aucun souci à la voir donner des coups de masse ou trucider des ennemies comme Ezio, Edward ou Bayek, ses prédécesseurs.


Pour fuir l'île de Kefalonia (Céphalonie) et les mercenaires à ses trousses, elle va devoir effectuer des choix déterminants pour la suite de l’histoire. C’est là l’originalité de cet AC Odyssey. A chaque interaction avec des personnages croisés, vous devez choisir les questions à leur poser, les réponses à leur apporter, voire le ton de la conversation. Et cela a des répercussions sur leurs réactions vis-à-vis de vous (méfiance, défiance ou… début d'une belle romance). On ne parvient pas à toujours à saisir la portée des interactions verbales et de nos choix qui paraissent un peu gadget au début. Mais, au fil du jeu, ils s'avèrent porteurs d'indices et enrichissent un scénario plutôt bien mené.

 Au final, Assassin's Creed Odyssey reste fidèle à l'esprit de la franchise et poursuit sur la lancée d'Origins en terme d'immersion et de jouabilité. "Le projet le plus ambitieux" et l'envie d'en faire "un opus clé de la franchise", avance Marc-Alexis Côté, senior producer du jeu. Celui-ci aura en tout cas le temps de se laisser approcher et apprécier. Ubisoft a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvel épisode de la Confrérie des Assassins en 2019, mais beaucoup de contenus additionnels pour enrichir sa culture antique.


ASSASSIN'S CREED ODYSSEY - Un jeu Ubisoft disponible sur PS4, Xbox One et PC - PEGI 18

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