VIDÉO - On a testé le Jelly Pro, le plus petit smartphone 4G du monde

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TOUT MINI - La start-up chinoise Unihertz a lancé le Jelly Pro, "le plus petit smartphone 4 G au monde". Riquiqui, il tient dans la main. Pourtant, il assure faire (presque tout) comme un grand. On a pris en main l'acidulé engin. Tient-il vraiment toutes ses promesses ? Notre verdict.

Voilà un appareil qui va à l’encontre des diktats actuels du marché. Le Jelly Pro se targue même d’être "le plus petit smartphone 4G du monde". Et à la vue de ses dimensions, c’est sans doute vrai. A une époque où les téléphones mobiles dépassent allègrement les 6 pouces de diagonale d’écran, lui n’en affiche que 2,45, pour à peine 10 cm de haut. Et pourtant, il fait (presque) tout comme un grand.


Pour lancer son projet, Unihertz, un start-up chinoise, a eu recours à un projet de financement participatif largement soutenu. Avec son look un peu "old school" d'appareil des années 1990-2000, son design plastique brillant (bleu, blanc et noir) et son format compact, on a l'impression d'un appareil d'un autre temps.  Pour les plus maladroits ou précautionneux, une protection d’écran est fournie dans la boîte. 


Evidemment, pour cette taille-là, vous n’avez qu’un simple écran LCD pas vraiment qualitatif. L’ensemble est aussi minimaliste que le format : 2 Go de RAM, 16 Go de stockage, un processeur de 1,1 GHz (quad core). Il tourne sous Android 7.0 Nougat et peut télécharger pratiquement toutes les applications du Play Store (Facebook, Google Maps, YouTube, Skype, Twitter, Instagram, etc.), tant qu’elles supportent les configurations de l’appareil. Et vous pouvez en plus ajouter une carte microSD (jusqu’à 256 Go) pour compenser le faible stockage interne.

Aucun problème pour les mails, écouter de la radio, surfer sur Internet...

Pour nous faire une idée de ce que vaut cet appareil à l'usage, nous l'avons essayé pendant les vacances de fin d'année. Précisons avant tout que la testeuse utilise habituellement deux téléphones : un smartphone pour sa ligne professionnelle et un téléphone Nokia basique (sans écran tactile ni la moindre possibilité de se connecter à Internet) pour sa ligne personnelle. 


Sous ses airs de jouet, le Jelly Pro a parfaitement fonctionné (appels, SMS...), y compris pour surfer sur le web. Il s'est avéré très pratique pour réduire au minimum l'encombrement. Agréable surprise : il est dual SIM. Nous avons donc pu y loger nos deux cartes Sim, ce qui est hélas impossible dans notre smartphone pro (d'où la présence du Nokia en plus). 


Que ce soit via la 4G ou le Wifi, nous n'avons rencontré aucun problème pour consulter nos mails, retrouver un chemin grâce à Google Maps, discuter sur WhatsApp, poster des photos sur Instagram (l'appareil fait aussi des photos acceptables, malgré un service minimum côté caméra avec un capteur de seulement 8 Mpx à l’arrière et 2 Mpx à l’avant), écouter radio ou MP3 en branchant des écouteurs grâce au port jack présent en haut de l'engin, ou encore consulter les dernières infos sur l'appli LCI (avec toutefois un affichage des titres parfois un peu tronqués, mais rien de très gênant).


Nous avons vraiment craqué pour sa taille, encore plus réduite que celle de notre Nokia. Minuscule, le smartphone dépasse à peine de la mini-poche d'un jean. Nous avons aussi été agréablement surpris par la précision du clavier, pourtant si riquiqui par rapport à nos doigts. Le basculer à l'horizontale a facilité encore un peu le pianotage. Et la reconnaissance de mots a bien fonctionné. 

Batterie qui se décharge trop vite

En revanche, la déception est venue de la batterie, qui ne tient qu'une petite journée. En raison du format réduit de l’appareil, elle est, il est vrai, d'à peine 950 mAh. Dommage donc qu'il faille se déplacer avec son chargeur par crainte de tomber en rade, même si les concepteurs du Jelly Pro évoquent une semaine… en veille ! A noter aussi que pour recharger, il faudra en passer par le port USB classique. Autre bémol, une fois les vacances finies,  nous nous sommes sentis limités par ce petit appareil devenu un peu pénible pour des usages professionnels. Consulter et répondre aux mails pros, quand on est pressé et qu'ils sont nombreux, est en effet devenu pesant. 


Nous n'avons donc pas tardé à remettre notre puce pro dans notre grand smartphone, tout en laissant la carte SIM perso dans le mini- smartphone. Puis nous nous sommes rendu compte que nous n'avions pas besoin d'un second smartphone. Nous avons finalement préféré reprendre notre Nokia de base qui présente l'avantage d'avoir dix jours d'autonomie. 


En résumé, en dépit d'un confort moindre que les smartphones classiques, ce tout petit Jelly Pro peut donc tout faire comme un grand, mais ne tient malheureusement pas la charge. Finalement à recommander pour des vacances ou (pour ceux qui aiment) pour une séance de course à pied.  


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