On vous a offert un objet connecté à Noël ? Les conseils pour ne pas vous faire pirater

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PRUDENCE - Sous le sapin, les objets connectés sont de plus en plus nombreux. La CNIL alerte depuis plusieurs mois sur les dangers d’une mauvaise configuration des appareils. Et le ministre de l’intérieur a tweeté lundi 25 décembre pour rappeler les conseils en cybersécurité. Voici quelques recommandations pour éviter que ces cadeaux ne se transforment en cauchemar.

Robots, montres, bracelets... Si vous avez reçu un objet connecté à Noël, prenez garde ! Chaque année, plusieurs millions d’euros sont détournés via le piratage de ces objets par des organisations criminelles qui sont aujourd’hui suivies de près, au même titre que le grand banditisme, les trafics de stupéfiants ou les vols de voiture.


Le minstère de l'Intérieur a ainsi lancé une mise en garde sur Twitter lundi 25 décembre :

Un message qui renvoie aux conseils de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) en la matière. Celle-ci, comme l'explique le journaliste dans la vidéo en tête de cet article, préconise notamment "a minima" de vérifier que cet "objet ne permet pas à n’importe qui de s’y connecter, par exemple en vérifiant que son appairage avec un smartphone ou depuis Internet nécessite un bouton d’accès physique au jouet ou l’usage d’un mot de passe". Elle recommande aussi, si cet objet est associé à des réseaux sociaux, de désactiver le partage automatique des données personnelles. La Cnil avertit par ailleurs, dans le cas où l'ouverture d'un compte en ligne est nécessaire pour utiliser cet objet, qu'il est bon de protéger sa vie privée en s'inscrivant sous un pseudonyme, et de choisir un mot de passe compliqué. Un conseil de bon sens également : éteindre totalement cet objet qand on ne l'utilise pas pour éviter qu'il ne capte des conversations ou des données sensibles.

En vidéo

La nouvelle tendance de Noël : les jouets connectés

Première menace : le rançonlogiciel

Deux menaces principales sur les objets connectés : la première c’est ce qu’on appelle le rançongiciel. Une sorte de prise d’otage numérique de votre appareil. C’est un virus qui rend inutilisable votre ordinateur, votre smartphone ou votre tablette. 

Pour le réutiliser une seule solution : on vous demande de payer une certaine somme, une sorte de rançon. Généralement, ce sont quelques euros seulement, pour vous inciter à payer, plutôt qu’à faire appel à un dépanneur informatique.


Pour un rançongiciel, la première chose à faire, c’est de débrancher toutes les machines qui sont connectées et reliées à votre ordinateur infecté. Pour ne pas que le virus se propage. Un conseil, ne payez pas. Car cela risquerait en plus de compromettre votre carte bancaire. Reformatez, si vous savez le faire, votre matériel. Sinon, faites appel à un spécialiste en cyber-sécurité. 

Seconde menace : le vol des données bancaires et des données informatiques

Des groupes criminels d’Europe de l’Est se sont spécialisés dans cette fraude. Elle consiste à pirater principalement les plateformes de vente en ligne pour récupérer les données de cartes bleues qu’ils revendent ensuite à d’autres groupes criminels qui vont eux, utiliser votre carte bleue pour effectuer des achats sur internet. Un conseil : n’enregistrez jamais vos données bancaires lorsqu’on vous le propose.

Que faire quand ça nous arrive ?

Dans tous les cas, il faut impérativement porter plainte au commissariat. Vous pouvez aussi dénoncer l’attaque sur la plateforme Pharos, c’est la porte d’entrée de la police nationale pour les délits commis sur Internet.

préconise d'abord dee bien vérifier 

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