Publication de vidéos intimes sur les réseaux sociaux : est-il possible de mieux contrôler Internet ?

Publication de vidéos intimes sur les réseaux sociaux : est-il possible de mieux contrôler Internet ?

DÉCRYPTAGE - L'affaire Benjamin Griveaux pose notamment la question du contrôle des réseaux sociaux. Aurait-on pu empêcher la publication des vidéos de l'ancien candidat à la mairie de Paris ? À l'heure actuelle, c'est en fait quasiment impossible. Explications.

Les vidéos intimes de Benjamin Griveaux ont tout d’abord été mises en ligne mercredi 12 février sur un site internet, confidentiel et désormais inaccessible. L’affaire a vraiment commencé jeudi quand un mystérieux compte créé ce mois-ci, p-politique, a publié un message sur Twitter avec le lien vers le site où se trouvaient les vidéos. C'est à instant que la diffusion massive a vraiment commencé. Elle a ensuite été amplifiée par le député Joachim Son-Forget et son post sur Twitter, ce qui a finalement abouti au retrait de Benjamin Griveaux vendredi matin.

Alors, aurait-on pu empêcher la diffusion de ces vidéos intimes ? Tout d’abord, il faut savoir que chaque réseau social a sa propre politique concernant les images et vidéos jugées pornographiques. Sur Facebook, les images à caractère sexuel sont supprimées. Parfois à l’excès puisque le tableau "L’origine du monde" de Gustave Courbet y est par exemple censuré. De son côté, Twitter est plus tolérant. Le réseau de Jack Dorsey précise ainsi dans ses conditions d’utilisation que les vidéos pornographiques sont autorisées. Mais à une condition : que leur diffusion soit consentie par les personnes concernées. Ce n’était bien sûr pas le cas de Benjamin Griveaux.

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Twitter aurait donc dû rapidement arrêter la diffusion des vidéos de l’ancien porte-parole du gouvernement. Problème : le réseau manque de moyens. "Une intelligence humaine n’a pas la vitesse pour traiter tous les messages suspects. Même technologiquement, même avec les meilleures capacités de l’intelligence artificielle, nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui de tout filtrer et de tout contrôler" explique à TF1 Olivier Cimelière, expert en communication.

Et même un filtrage plus abouti n’empêcherait pas les internautes de créer de multiples sauvegardes de documents compromettants après leur diffusion et avant leur retrait. Bref, leur suppression totale est presque impossible une fois leur mise en ligne.

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