VIDÉO - Que sait-on de la future voiture volante de Franky Zapata ?

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INNOVATION - Alors qu'il a réussi l'exploit de traverser la Manche par les airs avec son Flyboard, Franky Zapata a dévoilé en conférence de presse, dimanche 4 août, son projet de "voiture volante" qu'il compte tester "avant la fin de l'année".

A peine a-t-il posé les pieds sur terre qu'il annonce déjà un nouveau projet fou. Après avoir réussi dimanche 4 août son pari de traverser la Manche par les airs grâce à son Flyboard, une machine volante qu'il a lui-même inventé, l'ancien champion de jet-ski Franky Zapata ne compte pas s'arrêter là. Lors de la conférence de presse qui a suivi son exploit, il a annoncé vouloir développer une "voiture volante" avant la fin de l'année. 


"Maintenant, j'ai ma voiture volante à terminer, il faut que ça sorte avant la fin de l'année. Donc, on va rentrer, prendre un peu de vacances et puis, avec toute l'équipe, se remettre à fond pour que ce soit prêt à temps", a déclaré l'autodidacte de 40 ans à des journalistes qui l'attendaient à Calais lors de son retour en France. Selon l'inventeur, "le châssis vole déjà" et la voiture "doit aller en peinture, en carrosserie dans les jours qui arrivent". 

Quand elle sera finalisée, ma voiture pourra rallier Marseille à Montpellier d'une traiteFranky Zapata

Comme son Flyboard, la voiture est confectionnée dans les ateliers de son entreprise au Rove (Bouches-du-Rhône) et devrait à terme voler à une vitesse pouvant atteindre "les 300-400 km/h" sur des distances de "100-120 kilomètres". Soit plus de trois fois sa traversée de la Manche réalisée le week-end dernier et ce en seulement 24 minutes. 


"Quand elle sera finalisée, ma voiture pourra rallier Marseille à Montpellier (120 kilomètres à vol d'oiseau) d'une traite. À ce moment-là, et c'est bientôt, j'en parlerai", confiait-il il y a une dizaine de jours au média local Made in Marseille.

Lancement officiel à Hawaii en décembre

Franky Zapata a également affirmé qu'une "version quatre moteurs" de la base de sa voiture volante avait déjà volé. Il souhaite désormais tester une "version avec dix moteurs dans les jours qui vont suivre". C'est la même technologie que le Flyboard qui est au cœur de ce projet : une propulsion par turbines et un logiciel de stabilisation. Néanmoins, le pilotage devrait être plus largement pris en compte par l'informatique afin de rendre l'engin plus accessible au grand public. Il s'agirait en fait plutôt d'un "super drone" radiocommandé à usage de loisir. 


Dans une interview au Point, Franky Zapata a dévoilé le nom de ce super engin : "Le Jet-Racer".  Le véhicule aura 20 minutes d'autonomie et pèsera 60 kilos. Il sera présenté,  sous la forme d'une capsule rouge et grise, à Hawaïi en décembre prochain. "«  Avec nos voitures, on peut parcourir jusqu'à 150 km en un quart d'heure. On pourra transporter dix personnes en même temps. Avec une application, on commandera la voiture sur son smartphone, comme un Uber, qui passera vous prendre", explique-t-il au Point.


Mais pour voler, Franky Zapata attend l'autorisation de la DGAC. Une autorisation qui devrait "arriver dans les jours qui suivent".

La voiture volante, plus tellement un rêve

La voiture volante est un objet fréquemment représenté dans la science-fiction. Beaucoup ont déjà rêvé de monter dans la Delorean volante du Doc dans "Retour vers le futur" ou de voyager dans un taxi volant comme dans "Le Cinquième élément". Mais ce qui relevait jusqu'à présent du fantasme se dessine plus nettement chaque jour. Depuis quelques années, des entreprises investissent dans ce qu'elles imaginent être le moyen de transport du futur. 


La société néerlandaise PAL-V commercialise déjà depuis 2018 des voitures volantes grand public. L'engin à trois roues évolue également dans les airs et peut atteindre une vitesse de 160 km/h. Homologué par les autorités néerlandaises, il faut à la fois un permis de conduire et une licence de pilote. Petit bémol, il faut obligatoirement se rendre sur une piste de décollage pour s'élever dans les airs. En 2020, la start-up slovaque Aeromobil souhaite également commercialiser une voiture hybride, déjà disponible en précommande pour la coquette sommes de 1,2 à 1,5 million d'euros. 

Du côté des constructeurs tels que Boeing ou Airbus, on s'intéresse davantage aux drone urbains, ou VTOL (Aéronef à décollage et atterrissage verticaux), dans l'optique de développer des sortes de taxis volants. Uber et Rolls Royce sont également sur le coup. La RATP et Airbus ont par ailleurs déjà annoncé en mai 2019, un partenariat pour intégrer des véhicules volants dans le transport urbain parisien. Un drone électrique et autonome pourrait alors venir vous chercher et vous déposer là où vous le souhaitez en ville. Le constructeur européen développe déjà des sortes d'hélicoptères électriques et autonomes tels que "Vahana" ou "CityAirbus". Un prototype de ce dernier a été présenté début mars en Allemagne. Ces appareils pourraient entrer en service d'ici à 2023, juste avant les Jeux Olympiques de Paris.

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