Salon IFA des innovations à Berlin : après des années de résistance, Sonos découvre… le bluetooth

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IL ÉTAIT TEMPS - Le spécialiste historique de l’audio sans fil s’était toujours refusé à lancer une enceinte portable pour sortir des murs de la maison. A l'occasion du salon IFA des innovations qui se tient à Berlin cette semaine, il vient de se raviser. Et nous en sommes ravis.

Ja-mais. Pendant dix ans, pendant que toute l’industrie se jetait à corps perdu dans les enceintes portables, chez Sonos, c’était "non". Celui qui a inventé le son multi-room, ces systèmes d’enceintes connectées qui permettent de jouer ce que l’on veut dans chaque pièce de la maison ou la même chose partout, n’avait que faire de la vague des enceintes bluetooth. Chacun son métier, Sonos avait mis assez de temps à faire comprendre son concept aux consommateurs pour ne pas brouiller le message.

Du coup, les fuites sorties pendant l’été et la nouveauté lancée cette semaine au salon IFA de Berlin pourraient sonner comme un renoncement, mais en moins honteux, en plus pragmatique. A la vue du produit que sort Sonos aujourd’hui, cela valait surtout le temps d’attendre.

La plus baroudeuse des enceintes de salon

Cette enceinte s’appelle "Sonos Move". Sa principale qualité ? On peut l’emporter avec soi. Dans le salon, elle est connectée au Wifi de la maison et repose sur un petit support discret pour l’alimenter en électricité. Mais soulevez-la par la poignée de transport intégrée à l’arrière, elle devient instantanément une enceinte Bluetooth jusqu’à que vous la rameniez à son point de départ grâce à une batterie qui promet une dizaine d'heures d'autonomie. 

En apparence, l’enceinte cache bien son jeu : si elle a le design léché et discret d’une enceinte de salon, elle cache une remarquable résistance à tout ce qu’un usage nomade pourrait mettre sur sa route. Poussière, humidité, éclaboussures d’eau et de toutes sortes d’autres liquides, températures extrêmes, chocs et chutes : "Sonos Move" a été testée face à tout ce qui pourrait signer la fin d’une enceinte d’entrée de gamme.

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Côté son, difficile d’avoir un avis définitif étant donné l’environnement dans lequel nous avons pu écouter l'engin. Le son était néanmoins clair, bien défini dans les mediums et les aigus, sans qu’on y retrouve un copier-coller de l’empreinte sonore de la demi-douzaine d’enceintes existant déjà chez le constructeur. Surtout, la "Sonos Move" est la première à intégrer le système Trueplay, qui “‘écoute” l’acoustique de la pièce pour adapter son traitement du son, une fonction activée automatiquement à chaque démarrage de l’enceinte -là où il faut lancer le système à la main, sur son smartphone, pour les autres enceintes du constructeur. Ici, "Move" saura régler seule ses paramètres, selon l’endroit où elle se trouve. 

On le précise, même si cela va de soi : elle embarque les assistants vocaux de Google et l'Alexa d'Amazon en standard. Sortie annoncée pour la fin de ce mois, pour un prix qui la mettra dans le haut de gamme des enceintes nomades, à 400 euros environ.

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