VIDÉO - Elon Musk, "l'envoyé du futur" : épisode 1

DEMAIN
INNOVATIONS - Cette semaine, Elon Musk a trouvé deux nouveaux segments du marché de la mobilité à révolutionner : les camions - pour polluer moins - et les supercars - pour aller encore plus vite. Jusqu'à s'envoler ?

Cela faisait quelques mois que l’on attendait qu’Elon Musk dévoile un premier camion, un semi-remorque signé Tesla, et clairement, on n’a pas été déçu : plus de 800 kilomètres d’autonomie, des camions qui accélèrent bien plus vite qu’un diesel, une recharge hyper-rapide et à bas prix grâce à des mégachargeurs solaires. On ne connaît pas encore le prix précis des camions, mais Musk promet que leur coût réel au kilomètre sera au moins 20% inférieur à leur équivalent diesel, les odeurs en moins.


Surtout, les fonctions de pilote automatique du Tesla Semi permettront à la fois d’aider à la sécurité des conducteurs, mais aussi - dès que cela sera autorisé - de les faire rouler en convoi, avec un seul conducteur dans le premier véhicule. Et là, forcément, le coût au kilomètre s’effondre, un peu comme si là aussi, l’électrique était le sens de l’histoire. Livraison promise en 2019, même si on sait que Musk a parfois des estimations un peu optimistes.

En prime, un roadster en forme de supercar

On aurait pu s’arrêter là, si ce n’était une vrai surprise, un one more thing assez inattendu qui aurait fait honneur à Steve Jobs. A l’intérieur d’un des camions, un autre véhicule, petit, mais costaud, un roadster agressif qui semble avoir été pensé pour d’un trait effacer toutes les objections du monde thermique face à l’électrique. Le nouveau roadster, c'est trois chiffres clé qui sont tous des records : Zéro à cent km/h en 1,9 secondes, une vitesse de pointe qui passera la barre des 400 km/h et une autonomie au-delà des mille kilomètres, pas mal pour ce qui sera LA voiture de série la plus rapide du monde.


Alors certes, le Roadster sera cher, plus de 200.000 euros probablement, mais il se compare à des supercars vendus trois à dix fois plus cher. Comme on dit, Elon Musk a "tué le game". Surtout, les performances annoncées ne sont en fait que celles du modèle "de base", elles devraient s’améliorer encore dans un modèle haut de gamme dont les internautes se demandent s’il pourrait voler… Réponse de Musk sur Twitter: pourquoi pas, ce serait possible, même si se posent des questions de sécurité, mais "rajouter des fusées à une voiture ouvrirait toutes sortes de possibilités révolutionnaires". Ça pourrait ressembler à de l’humour, mais n’oubliez pas, le patron de Tesla est aussi fondateur de SpaceX, et les fusées, ça le connaît.

Mais au fait, pourquoi est-ce qu’Elon Musk annonce toujours tellement en avance l’arrivée de ses nouvelles voitures ? En y réfléchissant, il y a trois raisons. D’abord, parce qu’il le peut. Même s’il faudra près de trois ans aux premiers clients pour mettre la main sur les nouveautés annoncées aujourd’hui, difficile d’imaginer qu’ils passent à la concurrence d’ici-là, et pour cause, la concurrence est inexistante sur des produits qui n’ont pour l’essentiel, et pour l’instant, aucun équivalent ailleurs. 


Surtout, parce qu’il le doit : quand Elon Musk prend la parole, il parle à la fois à ses clients et à ses actionnaires. Avec une action dont le cours et la croissance sont plus basées sur la promesse de profits futurs que sur un présent où chaque dollar gagné est réinvesti, Elon a besoin de continuer à vendre du rêve.


Enfin, il faut bien financer la fabrication de ces nouveaux modèles. Comptez 5.000 dollars pour précommander le camion de Tesla, et une avance de 50.000 dollars pour être parmi les premiers à prendre le volant de son roadster. De l’argent qui fait des petits en attendant la livraison, et qui sert aussi à Tesla à montrer à ses banquiers et encore une fois à ses actionnaires un portefeuille de commandes fait de clients qui ont payé pour voir.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La voiture électrique, le véhicule de demain ?

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter