VivaTech 2019 : PainkillAR, la réalité virtuelle française anti-douleur

Viva Technology

PLEIN ÉCRAN - À l'occasion du salon Vivatech, qui se tient cette semaine à Paris, nous avons rencontré cinq start-ups françaises à suivre de près. Troisième focus sur PainkillAR, qui veut combattre la douleur chronique grâce à la réalité virtuelle. Et ça marche...

En elle-même, l'idée n'est pas nouvelle. Gérer la douleur en remplaçant les médicaments par l'hypnose ou certaines thérapies comportementales, distraire le patient de sa douleur chronique, font déjà partie de l'arsenal des médecins qui traitent la douleur. L'étape d'après, c'est la réalité virtuelle. 

Guillaume Palacios en est persuadé. L'année dernière, il a fondé PainkillAR, une start-up qui veut utiliser la réalité virtuelle (VR) au service des patients. Pour les adultes, PainkillAR a ainsi imaginé des applications où l'on suit une déambulation dans l'espace, en suivant des formes du regard, en identifiant sa douleur pour mieux la maîtriser. Si le fondateur de PainkillAR s'est concentré sur la douleur, c'est parce qu'il sait de quoi il parle. Il a en effet connu le côté patient, quand on lui administrait des molécules certes efficaces, mais qui le laissaient groggy.

Lire aussi

Au moment de la piqûre, un lâcher de ballons

Pour les enfants, la VR s'attaque aux soins douloureux, à la peur de l'aiguille, avec un univers très coloré où l'on lance des boules sur des cibles. Au moment de la piqûre, un grand lâcher de ballon achèvera l'effet de surprise, pour que la douleur passe au second plan. En coupant en quelque sorte son utilisateur du reste du monde, la réalité virtuelle comme arme de divertissement -au sens premier du terme- gagne un sens thérapeutique. C'est bien vu, logique, de grands centres de traitement de la douleur ont déjà en test les premières applications d'une thérapie que l'on pourra aussi emporter chez soi. 

PainkillAR aura son stand à Vivatech, le salon de l'innovation qui se tient à Paris du 16 au 18 mai, pour faire tester à tous ses mondes virtuels sans douleur.  

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter