Vol de données personnelles : Facebook annonce que Cambridge Analytica a finalement eu accès à 87 millions de comptes

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SCANDALE - Plus de quinze jours après le déclenchement de l’affaire Cambridge Analytica, Facebook continue d’être pris dans la tourmente. Le groupe a reconnu, mercredi, que le nombre de comptes concernés par le vol de données personnelles seraient finalement de 87 millions et non de 50 millions d’utilisateurs comme initialement annoncés.

Facebook s’est lancé ce mercredi dans un long mea culpa par le biais de deux posts sur sa page Newsroom. Le premier publié concerne les nouvelles mises à jour de confidentialité mises en place pour les utilisateurs. Le second fait le point sur la protection des données personnelles stockées sur Facebook et l’accès qui en est donné.


Mais c’est une petite phrase à la fin du message de Mike Schroepfer, directeur de la technologie, qui a surpris : "Au total, nous pensons que les informations Facebook de jusqu'à 87 millions d'utilisateurs --la plupart aux Etats-Unis-- ont pu être partagées de façon indue avec Cambridge Analytica", écrit-il. Un chiffre nettement revu à la hausse par rapport aux 50 millions de comptes initialement annoncés.

Et les Etats-Unis n'ont pas été le seul pays concerné par le vol de données. Facebook a dévoilé un graphique indiquant les autres pays touchés. Et les utilisateurs asiatiques ont été particulièrement visés par le vol de données via l'appli thisisyourdigitallife.

Les préférences religieuses ou politiques resteront privées

Mike Schroepfer détaille également les nouvelles mesures pour restreindre l’accès aux applications tierces. A compter de ce mercredi 4 avril, Facebook annonce qu’il va procéder à la vérification de toutes les applications demandant l'accès à des données d'utilisateurs comme les photos, les vidéos et les publications de commentaires. Les informations concernant les préférences politiques ou religieuses ne seront plus communiquées.


"Dans l'ensemble, nous croyons que ces changements protégeront mieux l'information des gens tout en permettant aux développeurs de créer des expériences utiles. Nous savons que nous avons encore du travail à faire", conclut Mike Schroephfer.


La révélation du scandale mi-mars par le lanceur d'alerte Christopher Wylie, qui s'est confié au New York Times et au Guardian a fait plonger l’action de Facebook de 16%, a fait perdre à l’entreprise près de 100 milliards de dollars en quelques jours (environ 80 milliards d’euros) et a contraint Mark Zuckerberg à être entendu par la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants le 11 avril prochain.

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