Grand Prix de France : Bold Eagle seul face au reste du monde dans la revanche du Prix d’Amérique

Grand Prix de France : Bold Eagle seul face au reste du monde dans la revanche du Prix d’Amérique

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Dimanche, Vincennes accueille le Grand Prix de France, dernière étape des EpiqE Series au trot. Ils seront quatorze à s’élancer sur les 2.100m de la grande piste de Vincennes pour l’épreuve considérée comme la revanche du Prix d’Amérique, sur le créneau de la vitesse. Onze d’entre eux ont couru le Prix d’Amérique, dont Bold Eagle, le gagnant de l’épreuve.

Qui peut battre Bold Eagle ce dimanche ? A priori, personne. Le champion entraîné par Sébastien Guarato a remporté le Prix d’Amérique de toute une classe, battant le record de l’épreuve… Qu’il avait déjà établi en 2016 ! À six ans, Bold Eagle est plus fort que jamais. Il adore le parcours des 2.100 mètres grande piste de Vincennes : six courses pour cinq victoires et une deuxième place. Cette dernière a eu lieu au début du meeting d’hiver 2016/2017 de Vincennes et Bold Eagle n’était pas encore à 100 %. Il est aussi le tenant du titre de ce Grand Prix de France. Bold Eagle a hérité du 4 derrière l’autostart ce qui est un bon numéro pour lui. S’il avait eu le numéro 1, cela aurait été plus inquiétant car Bold Eagle n’est pas forcément un débouleur. Il aurait pu se faire enfermer. L’an dernier, il s’était imposé avec le 8 qui est théoriquement un mauvais numéro, pouvant obliger à évoluer en épaisseur. Sauf s’il se met au galop, ce qui n’est jamais arrivé de sa carrière, Bold Eagle s’annonce quasi impossible à battre ce dimanche. 

Focus sur l’autostart

Le Grand Prix de France a un départ à l’autostart, une voiture munie d’ailes, derrières lesquelles les chevaux se rangent. La voiture accélère, replie ses ailes et c’est le départ. On ne s’élance pas n’importe comment. Un numéro derrière l’autostart est tiré au sort. Les chevaux les plus riches – ayant le plus de gains – s’élancent automatiquement en première ligne, juste derrière les ailes de la voiture. Ils sont neuf à pouvoir s’élancer sur cette ligne et obtiennent donc un numéro compris entre 1 et 9. 

Derrière, il y a la seconde ligne, réservée aux chevaux ayant le moins de gains. Ils doivent donc s’élancer dans le sillage d’un de leurs adversaires et héritent d’un numéro compris entre 10 et 18. Le 10 s’élance derrière le 1, le 11 derrière le 2, le 13 derrière le 3, et ainsi de suite. Ce n’est pas un avantage que de s’élancer en seconde ligne, ne serait-ce que parce que le cheval se retrouve dépendant de ce qui se passe devant lui : si son "leader" part mal, il en subira le contrecoup. 

Timoko sur un parcours qu’il aime

Timoko n’a jamais battu Bold Eagle et il est difficile d’imaginer qu’il puisse y arriver ce dimanche. L’an passé, il avait conclu deuxième de l’épreuve derrière Bold Eagle. Timoko a son mot à dire pour le podium et participera à son cinquième Prix de France, épreuve qu’il a remporté en 2015, alors que Bold évoluait encore avec ceux de sa génération. Le champion du Sud-Ouest a été non placé dans le Prix d’Amérique il y a quinze jours. Il ne faut pas lui en tenir rigueur : il est allé en tête et a dû mener à un rythme beaucoup trop élevé sous l’effet des différentes attaques. Logiquement, il a craqué pour finir. Timoko a de la vitesse et il est capable d’aller devant et d’aller très loin ce dimanche. De là à s’imposer, cela s’annonce plus compliqué.

Troisième de ce Grand Prix de France l’an passé, Voltigeur de Myrt tentera de faire aussi bien cette année. Pour l’avenir, il faudra suivre le retour en piste d’Un Mec d’Héripré, un super cheval doté de beaucoup de vitesse. Il n’a pas couru depuis la fin du mois d’août et, avec le 9 derrière l’autostart, c’est quasiment mission impossible pour ce dimanche. 

Daniel Redén de nouveau puissance 4

Comme dans le Prix d’Amérique, le Suédois Daniel Redén aura quatre partants au départ : Lionel, troisième du Prix d’Amérique, Propulsion, quatrième, Call Me Keeper, sixième, et Wild Honey, disqualifiée car au galop. Lionel et Wild Honey partent sur la première ligne, avec le 3 et le 8. Moins riches, Propulsion et Call Me Keeper s’élancent en seconde ligne, avec le 11 et le 10. Ils seront donc tributaires de ce qu’il se passera devant eux. Avec le 10, Call Me Keeper part derrière Up and Quick, un ancien gagnant de Prix d’Amérique qui n’évolue plus pour le moment au même niveau. Il faudra que cela se passe bien.

Quant à Propulsion, il s’élance derrière Anna Mix. Vous souvenez vous d’Anna Mix ? Elle a refusé de s’élancer dans le Prix d’Amérique. La demoiselle a du talent, mais aussi du caractère. Dans le cas des départs voltés, comme dans le Prix d’Amérique, elle fait régulièrement des difficultés. Jusque-là, elle n’a jamais fait de difficultés sur un départ autostart et il vaut mieux souhaiter à Propulsion que cela continue ainsi ! Si Anna Mix est dans un bon jour, il faut se méfier d’elle.

Le Grand Prix de France était l’objectif annoncé de Wild Honey, qui s’est retrouvé au départ du Prix d’Amérique un peu à la surprise de son entraîneur. La jument peut viser une place mais n’a pas été gâté avec le 8 derrière l’autostart, soit un numéro à l’extérieur qui peut la contraindre à faire les extérieurs. 


Troisième du Prix d’Amérique, Lionel a une belle chance avec le numéro 3… A condition qu’il ne parte pas au galop comme l’an passé. En 2016, Lionel avait en effet été disqualifié dans le Prix d’Amérique et le Prix de France, avant de causer une immense surprise en battant Bold Eagle dans le Grand Prix de Paris, la "belle" du Prix d’Amérique sur la distance marathon de 4.150 mètres. Le Grand Prix de Paris se dispute le dimanche 26 février et n’est pas labellisé EpiqE Series, mais c’est un rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer.

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