Les étrangers à la conquête du Prix de l’Arc de Triomphe

DirectLCI
Avec vingt-neuf succès en 95 éditions, les étrangers ont marqué de leur empreinte la plus grande course du monde de galop. Si leurs tentatives sont nombreuses, les Japonais – amoureux des courses hippiques – semblent maudits.

Créée en 1920, le Prix de l’Arc de Triomphe a souvent sacré des Français. Les concurrents étrangers sont nombreux à se présenter dans la course reine. Ils y ont brillé vingt-neuf fois et pour cette édition 2017, ils sont pas moins de 15 sur 18 partants. Ces dernières décennies, le titre suprême passe de plus en plus hors de nos frontières. Le Royaume-Uni vire en tête, il a inscrit quatorze de ses protégés au palmarès, cinq depuis 1994. Le tout premier dès 1923. Golden Horn (9 courses, 7 victoires) est le dernier en date. Il s’est imposé facilement, en 2015, avec le plus British des Italiens, Lanfranco "Frankie" Dettori, quatre fois lauréat de l’"Arc". Ce dernier est d'ailleurs engagé cette année sur Enable.

L’Irlande, aux trois premières places de la dernière édition avec le même entraîneur, Aiden O’Brien, compte sept victoires. L’Italie (6 victoires), forte de son champion Ribot, vainqueur en 1955 et 1956, et l’Allemagne (2), complètent le palmarès des étrangers. 

La malédiction du Japon

Le Japon, amoureux des courses hippiques, apprécie aussi les courses françaises de haut niveau. Les Japonais ont pu parier pour la première fois sur une course étrangère. Le premier marché hippique du monde a gonflé les résultats du PMU à l’international sur la journée de l’"Arc", portés à 45 millions d’euros. Le double de la masse d’enjeux français. Quatorzième, le seul représentant nippon au départ, Makahiki, monté par le jockey Français Christophe Patrice-Lemaire, a amplifié les 37 millions d’euros misés par l’Archipel mais a douché les espoirs portés en lui.  


Makahiki était le vingtième cheval nippon depuis 1969 à tenter sa chance dans la plus grande course du monde. La hausse du niveau des courses au pays du Soleil-Levant et de son élevage permet de fournir, à partir des années 1990, des vainqueurs potentiels du Prix de l’Arc de Triomphe. Malédiction. Le Japon n’a jamais fait mieux que deuxième. En 1999, El Condor Pasa, champion national, a subi les foudres de Montjeu alors qu’il semblait avoir course gagnée. Sept ans plus tard, le phénomène Deep Impact, immense favori, terminera troisième avant d’être disqualifié pour contrôle positif. Malade, il avait été soigné pour des problèmes respiratoires. Un fâcheux événement subi comme une honte nationale au Japon. 

En 2010, Nakayama Festa a pris une honorable deuxième place. La manière dont son jockey Masayoshi Ebina a monté son partenaire a été vivement critiquée. Au pays du Soleil-Levant, il est habituel de venir par l’extérieur. Ici, le pilote nippon a laissé l’espace suffisant à l’Anglais Workforce pour s’exprimer, il lui a ouvert la porte. Las, il sera devancé d’une tête. Une nouvelle déception. Deux ans plus tard, nouvel espoir. Orfèvre, à qui la victoire semblait promise après son accélération fulgurante s’est soudainement stoppé aux abords de l’arrivée. Le jockey français, Olivier Peslier, célèbre au Japon, a surgi pour briser de nouveau le rêve de tout un peuple.

Pour l'édition 2017, on retrouvera deux pur-sang japonais au départ : Satono Diamond et Satono Noblesse.

En vidéo

Prix de l'Arc de Triomphe 2017 : la bande-annonce

Le Prix de l'Arc de Triomphe, une course événement à suivre en direct dimanche 1er octobre sur LCI à partir de 15h30.

Plus d'articles

Sur le même sujet