Grand Prix de Bourgogne : nouveau duel entre les champions Bold Eagle et Timoko

Grand Prix de Bourgogne : nouveau duel entre les champions Bold Eagle et Timoko

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Dimanche 1er janvier, l’hippodrome de Vincennes accueille le Grand Prix de Bourgogne – EpiqE Series, à un peu moins d’un mois du Prix d’Amérique Opodo. Pour certains, ayant déjà obtenu leur qualification, c’est l’occasion de peaufiner une dernière fois leur préparation en compétition, avant le jour J. Bold Eagle vs Timoko : deuxième round, avant l’Amérique.

Le Grand Prix de Bourgogne avec quatorze partants, dont quatre déjà qualifiés pour l’Amérique

Le Grand Prix de Bourgogne n’a pas fait le plein, avec quatorze partants – il aurait pu en accueillir dix-huit. Sur les quatorze chevaux au départ, quatre ont déjà gagné leur ticket pour le Prix d’Amérique Opodo via les préparatoires : Bold Eagle, gagnant du Grand Prix du Bourbonnais, Voltigeur de Myrt, troisième du Grand Prix du Bourbonnais, et Princess Grif, troisième du Grand Prix de Bretagne. 

Il faut aussi citer Timoko, qui disputera son cinquième – et dernier – Grand Prix de Bourgogne. Ce dernier ne s’est pas classé dans les trois premiers d’une des précédentes préparatoires qualificatives, mais il est malgré tout déjà qualifié pour le Prix d’Amérique, via le système des gains. 


Il faut rappeler qu’il y a six épreuves qualificatives pour l’Amérique – quatre se sont déjà courues. Via ces six épreuves, un maximum de quatorze chevaux peut en théorie être qualifié. Or, le Prix d’Amérique accueille un maximum de dix-huit partants. Les dernières places seront donc attribuées aux chevaux non qualifiés via les préparatoires ayant obtenu le plus de gains dans leur carrière, dont 16.000 € depuis le 1er janvier 2016 et ayant couru au moins une fois depuis le 1er octobre 2016. Timoko remplit ces conditions : il est d’ailleurs le trotteur le plus riche de France en activité. Il est donc déjà qualifié pour le Prix d’Amérique, tout comme l’était aussi Bold Eagle avant même de remporter le Grand Prix du Bourbonnais.


Rappelons que le record de gains d’un trotteur en France est détenu par Ready Cash, désormais au haras et père de Bold Eagle (entre autres), qui a accumulé 4.282.300 € durant sa carrière. Il est talonné par Timoko, avec 4.271.098 €. Ce dernier peut donc battre le record de Ready Cash s’il prend au minimum la troisième place de ce Grand Prix de Bourgogne (16.800 € au troisième).


>> Le Grand Prix de Bourgogne, une course EpiqE Series à suivre en direct sur LCI dimanche 1er janvier à partir de 15h30

Une préparatoire sur le créneau de la vitesse

Le Grand Prix de Bourgogne se dispute sur le créneau de la vitesse : 2100m avec départ autostart. Il s’agit du même parcours que celui du Grand Prix de France, la "revanche" du Prix d’Amérique, disputé quinze jours après cette dernière épreuve. Le Grand Prix de Bourgogne est bien placé, un mois environ avant le Grand Prix d’Amérique, soit à la fin du mois de décembre, soit début janvier selon le calendrier. Le doublé "Bourgogne - Amérique" a d’ailleurs été réalisé pas mal de fois depuis 1980 : Ready Cash (2012/2013 et en 2012), Meaulnes du Corta (2009), Jag de Bellouet (2005), Kesaco Phedo (2004), Moni Maker (1999), Abo Volo (1997), Ourasi (1988 et 1987) et Lurabo (1984). Ourasi et Ready Cash sont par ailleurs les recordmen du Grand Prix de Bourgogne, l’ayant tous deux remportés à trois reprises chacun.


Le départ se fait à l’autostart. Pour rappel, l’autostart est une voiture munie d’ailes, derrières lesquelles les chevaux se rangent. La voiture accélère, replie ses ailes, et c’est ainsi le départ. Les chevaux ne se placent pas où ils veulent derrière l’autostart : leur numéro de positionnement est tiré au sort. Les chevaux les plus riches – ayant le plus de gains – s’élancent automatiquement en première ligne, juste derrière les ailes de la voiture. Ils sont neuf à pouvoir s’élancer sur cette ligne et obtiennent donc un numéro compris entre 1 et 9.

Derrière, il y a la seconde ligne, réservée aux chevaux ayant le moins de gains. Ils doivent donc s’élancer dans le sillage d’un de leurs adversaires et héritent d’un numéro compris entre 10 et 18. Ils sont quatorze dimanche au départ : neuf en première ligne et cinq en seconde ligne. Le 10 s’élance derrière le 1, le 11 derrière le 2, le 12 derrière le 3, le 13 derrière le 4 et le 14 derrière le 5. Un concurrent s’élançant dans le sillage d’un de ses adversaires est donc tributaire, au départ, du concurrent qui le précède. Si celui-ci s’élance mal, il en subira le contrecoup. 

Avoir le numéro 1 est un avantage si le cheval est un bon démarreur : il pourra mieux contrôler sa position dans le peloton. S’il part plus doucement que ses adversaires à l’extérieur, il risque de se retrouver enfermé au sein du peloton et risque de ne pas trouver l’ouverture dans la ligne droite. Avoir le numéro 9, à l’extérieur, n’est pas non plus un avantage : le cheval risque de se retrouver coincé en épaisseur du peloton, couvrant donc plus de chemin. Son driver a aussi la possibilité de le reprendre au départ, mais le cheval risque dès lors de se retrouver un peu loin dans le parcours et d’avoir trop de chemin à refaire au moment du sprint. 

Bold Eagle et Timoko côte à côte pour la dernière répétition

Bold Eagle et Timoko peaufinent leurs préparations dans ce Grand Prix de Bourgogne, puis iront directement vers le Prix d’Amérique, le 29 janvier à Vincennes. Ils s’élanceront côte à côte dans cette épreuve : Timoko a hérité du numéro 2 et Bold Eagle du numéro 3. Le 2 n’est normalement pas un problème pour Timoko, qui sait partir vite et aime mener. On devrait vite le retrouver en tête ou au moins dans les tous premiers. Bold Eagle sait aussi aller devant mais, en vue du Grand Prix d’Amérique, son entourage préfère le préparer en le faisant attendre, en embuscade, pour ensuite sprinter. Il ne devrait cependant pas être très loin des premiers et son numéro 3 est un bon numéro pour lui. 


Pour l’instant, le score est de 4 – 0 pour Bold Eagle face à Timoko. Le vétéran n’a jamais réussi à battre son cadet. Lors de leur dernière confrontation, Bold Eagle a survolé le Grand Prix du Bourbonnais, plaçant une magnifique accélération pour finir, après avoir attendu. Timoko, lui, s’est classé cinquième. Il a des excuses car il s’est retrouvé dans le sillage d’Amiral Sacha, l’animateur, et ce dernier n’a pas accéléré pour finir – il a été ensuite révélé qu’il avait un souci respiratoire. Timoko n’a donc pas pu pleinement s’exprimer. Il déçoit rarement sur les 2100m de Vincennes et devrait finir sur le podium. Devant Bold Eagle ? Cela est moins certain : Bold Eagle est très dur à battre sur ce parcours sur la grande piste de Vincennes. Il y a couru à cinq reprises, pour quatre victoires et une deuxième place. 

Le point sur la compétition

Les EpiqE Series au trot sont composée de sept étapes, en incluant le Prix d’Amérique Opodo et sa revanche, le Grand Prix de France, disputé quinze jours après. Les cinq autres étapes sont qualificatives pour le Prix d’Amérique. Ils sont huit à avoir gagné leur ticket.

Après le Grand Prix de Bretagne – Première étape des EpiqE Series au trot, Anna Mix, Propulsion et Princess Grif sont qualifiés pour le Prix d’Amérique. 

Le Grand Prix du Bourbonnais – EpiquE Series trot n°2, disputé le 11 décembre à Vincennes, a été remporté par Bold Eagle, devant Lionel et Voltigeur de Myrt. 

Le Critérium Continental – EpiqE Series n°3, a été remporté par le suédois Treasure Kronos, qualifié donc pour le Grand Prix d’Amérique.

Le Prix Ténor de Baune – non EpiqE Series mais qualificatif, a été remporté par Bellina Josselyn.

Après le Grand Prix de Bourgogne, ce dimanche, la prochaine course qualificative au Prix d’Amérique est le Grand Prix de Belgique – EpiqE Series trot n°5, le 15 janvier à Vincennes.

Via ces six épreuves, un maximum de quatorze chevaux peut en théorie être qualifié pour le Grand Prix d’Amérique. Ils sont huit à avoir pour le moment gagné leur ticket. 

Le Prix d’Amérique accueille un maximum de dix-huit partants. Les dernières places seront donc attribuées aux chevaux non qualifiés via les préparatoires ayant obtenu le plus de gains dans leur carrière, dont 16.000 € depuis le 1er janvier 2016 et ayant couru au moins une fois depuis le 1er octobre 2016.

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