Crédits immobiliers : des taux exceptionnels qui permettent à tous les types de profils de devenir propriétaires

Immobilier

ACHAT - Les taux d'intérêt des crédits immobiliers toujours plus bas, couplés à l'ouverture du marché aux emprunteurs disposant de peu d'apport et de revenus modestes, contribuent à faire de 2019 une année exceptionnelle, selon l'Observatoire présenté ce mardi par Meilleurtaux.com. Le nombre de dossiers déposés a ainsi bondi de 30% en un an.

La baisse n'en finit pas. Les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers sont tombés à des niveaux hors norme cette année, en raison de la volonté de la Banque centrale européenne de maintenir des taux d'intérêt extrêmement bas. Ils tournent ainsi actuellement autour de 1% pour une majorité des emprunteurs, selon Meilleurtaux.com, qui présente ce mardi 8 octobre son 29e Observatoire des taux. 

Les taux moyens (hors assurance et pour les seules acquisitions, ce qui n'inclue donc pas les renégociations) sont ainsi tombés en octobre à 1,10% sur 15 ans, 1,25% sur 20 ans et 1,45% sur 25 ans (alors qu'ils se situaient encore en mars à respectivement 1,35%, 1,55% et 1,75%, des niveaux déjà quasiment inédits), détaille ce réseau de 330 agences de courtiers. Avant même d'avoir engagé toute négociation, un quart des établissements bancaires proposait même en septembre des taux compris entre 0,90% et 1,10%. 

49% des dossiers déposés par des jeunes de moins de 35 ans

"Cette situation exceptionnelle a permis à certains acheteurs d'emprunter avec des revenus et un apport limités alors que cela n'aurait pas été possible avant", s'enthousiasme auprès de LCI Maël Bernier. La porte-parole de Meilleurtaux.com précise que dans la pratique "pour emprunter 200.000 euros sur 20 ans, il convenait de gagner 4.000 euros par mois en 2008 ; aujourd'hui, 2.800 euros suffisent".  Maël Bernier loue notamment "les efforts importants des banques, qui ont allégé leurs exigences d'apport, encouragé les clients disposant néanmoins d'un peu d'épargne à garder un petit matelas de sécurité et multiplié les produits longs sur 25 ans".  

Le nombre de dossiers de demande de crédits immobiliers déposés a ainsi "bondi de 30% sur un an" et "les jeunes" sont venus grossir les rangs des accédants à la propriété (29% ont moins de 30 ans, 49% moins de 35 ans et 66% moins de 40 ans), souligne Maël Bernier. Un dynamisme matérialisé par une envolée du nombre de transactions sur douze mois, qui a pour la première fois dépassé le million cet été rien que sur marché de l'immobilier ancien, selon les derniers indices Notaires-Insee. 

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A l'exception de Paris, où les prix ont augmenté de façon vertigineuse (+66% en dix ans, dépassant désormais les 10.000 euros en moyenne, selon les chiffres diffusés en septembre par les Notaires du Grand Paris), ces prêts si peu chers permettent de maintenir le pouvoir d'achat immobilier des ménages.

Selon les calculs de Meilleurtaux.com, il est par exemple possible de devenir propriétaire de 40 m² avec des revenus inférieurs à 1.500 euros par mois au Mans, au Havre ou à Angers.  Entre 1.500 et 2.000 euros, cette même surface est accessible à Nîmes, Rennes ou Marseille. Avec 2.500 à 3.000 euros, cet achat et réalisable à Bordeaux ou Lyon mais certainement pas dans la capitale où il faut disposer alors de 5.900 euros par mois.

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