Immobilier : 12.000 euros affichés pour les nouvelles annonces, les prix continuent de monter à Paris

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INDICATEURS - Le nombre d'offres d'appartements anciens à vendre dans la capitale a bondi de 9,1% entre fin septembre et fin octobre, selon le baromètre présenté ce mardi par Je rêve d'une maison. Les prix affichés ont quant à eux augmenté de 2,2%, pour dépasser les 12.000 euros en moyenne par m2.

Qu'est-ce qui pourrait freiner l'immobilier à Paris ? Le nombre d'offres, comme les prix affichés, ont grimpé en octobre, selon le Baromètre mensuel ImmoScan présenté ce mardi 13 novembre par Je rêve d'une maison, une société spécialisée dans la chasse d'appartement dans la capitale et sa région. "Nous ne constatons pas de ralentissement des mises en vente. Les prix étant très élevés, les propriétaires susceptibles de vendre sont encouragés à le faire", souligne Eric Chatry, co-fondateur de cette entreprise créée en 2014.


Le nombre d'appartements dans l'ancien à vendre à Paris intra muros (à l'exclusion des viagers, biens vendus loués et locaux commerciaux) a ainsi augmenté en moyenne de 9,1% au 31 octobre par rapport au 30 septembre. Précisément, 18.532 biens faisaient l'objet d'une annonce ou plusieurs annonces (les doublons sont fréquents) sur les différents sites immobiliers. Parmi eux, 7.196 ont été mis en vente au cours du mois, tandis que 11.336 l'étaient déjà au 30 septembre.

Prix affiché : plus de 12.000 euros en moyenne le m2 pour les nouvelles annonces

Sur ces annonces nouvelles en octobre, les prix affichés ont poursuivi leur hausse. Ils ont atteint en moyenne 12.320 euros/m2, contre 12.060 euros/m2 en septembre, soit une hausse de 2,2% sur un mois. Les disparités sont cependant immenses d'un arrondissement à l'autre, avec par exemple une moyenne de 8.660 euros/m2 dans le 20e et de 16.870 euros/m2 dans le 6e, les deux extrêmes.


A noter que le tarif moyen pour la capitale est supérieur, selon Je rêve d'une maison, d'environ 2.000 euros à celui donné dans les principaux autres baromètres (9.353 euros/m2 en moyenne à Paris au 1er novembre selon Meilleursagents, par exemple). Un écart qui s'explique par la méthode utilisée : "Notre baromètre s'appuie sur les prix demandés par les vendeurs -frais d'agence inclus quand il passent par une agence- tandis que les autres utilisent les prix net vendeur chez le notaire. Ces derniers sont non seulement décalés de quelques mois par rapport à l'annonce (et entre-temps les prix ont continué d'augmenter) mais aussi incluent la baisse éventuellement négociée", explique l'autre co-fondateur Stéphane Buthaud.

Or, les négociations sont rares sur les biens qui partent rapidement, c'est-à-dire les biens les plus intéressants. Le prix d'achat moyen de ceux qui sont vendus en moins de sept jours est ainsi de 11.600 euros, soit 720 euros de moins que l'ensemble des offres. Ce tarif - que l'on peut considérer comme "la réalité de l'acquéreur" selon Eric Chatry - n'a pour sa part quasiment pas évolué (hausse de 0,1%) par rapport au mois précédent.


Les appartements pris d'assaut -ceux dont l'annonce est retirée dans les sept jours- représentaient en octobre 19,5% des offres. Si l'on étend à moins de 28 jours, on arrive à 46% (en deux semaines, 11% ; en trois semaines 8,6% et en quatre semaines, 6,9%). Il n'y a pas de mystère, "les 54% restants ont des défauts, demandent de lourds travaux ou sont trop chers", analyse encore Eric Chatry. Finalement, 10% des offres ont même plus d'un an.

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