Immobilier : le marché s'essouffle, découvrez les prix dans les grandes villes

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LOGEMENT - La pression sur le marché de l'immobilier se relâche un peu en ce début d'année, selon le Baromètre LPI-SeLoger. Dans l'ancien, contrairement à la folie de 2018, les prix ont ainsi augmenté de seulement 0,6% entre janvier et mars. Dans le neuf, un recul de 1,5% a même été observé.

Le marché de l'immobilier s'essouffle-t-il ? Dans l'ancien, la hausse des prix ralentit en tout cas à l'échelle nationale, selon le Baromètre des prix immobiliers LPI-SeLoger, dévoilé jeudi 25 avril. N'ayant augmenté que de 0,6% sur les trois premiers mois de l'année, le prix du m² à la signature s'établissait ainsi, en moyenne dans toute la France,  à 3.427 euros fin mars. Le relâchement de la pression sur les prix a été telle que ceux des appartements (3.877 euros/m²) ont stagné tandis que ceux des maisons (2.938 euros/m²) ont connu un soubresaut de 1,5%.


Toujours selon cette enquête LPI-SeLoger, dans le neuf (qui représente environ 10% du marché), où le mètre carré coûte désormais 4.361 euros, les prix ont quant eux reculé de 1,5% au cours des trois derniers mois. "Cela est fréquent à la sortie de l'hiver", rappelle Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest et auteur de cette étude. Ce repli généralisé dans le neuf reste cependant plus rapide sur le marché des maisons (-2,8%, à 2.450 euros/m²) que sur celui des appartements (-1,2%, à 5.113 euros/m²).  

+0,7% à Paris, -0,2% à Bordeaux

Qu'en est-il dans les principales villes ? Comme toujours, les moyennes cachent des disparités criantes. Voici quelques exemples d'évolution sur trois mois des prix des appartements dans l'ancien :


• Rennes : 3.798 euros/m², +9,3%

• Paris : 10.341 euros/m² , +0,7%

• Saint-Etienne : 1.399 euros/m², +2,1%

• Bordeaux : 4.634 euros/m², -0,2%

• Toulon : 2.343 euros/m², -8,9%


La carte ci-dessous, tirée du baromètre d'avril, donne davantage de détails sur l'évolution du marché :  

Pour arriver à ces prix réellement arrêtés au moment de la vente, les acheteurs ont engagé des discussions avec les vendeurs. Ces marges de négociations ont cependant reculé de 9% par rapport à la moyenne de ces dernières années. En mars, sur l'ensemble du territoire, elles se sont ainsi établies à 4,2% (3,6% pour les appartements et 4,9% pour les maisons). 


Les vendeurs, qui semblent avoir modéré leurs ambitions, pourraient cependant se raviser avec le probable "rebond printanier de la demande", pressent l'auteur de l'étude.  

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