Immobilier : loin du ralentissement annoncé, la hausse des prix est toujours là (surtout à Paris)

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ÇA CONTINUE - Dans un marché porté par l'attractivité des taux de crédits, les prix de l'immobilier (hors neuf) ont augmenté de 3% en France au premier trimestre, selon les indices Notaires-Insee publiés ce jeudi. A Paris, la hausse s'accélère même pour atteindre 6,4%.

Un nouveau record a été atteint : 985.000 transactions immobilières dans l'ancien ont été conclues  sur les douze mois écoulés en France, selon les indices Notaires-Insee publiés ce jeudi 23 mai. C'est 20.000 ventes de plus qu'un an plus tôt. La vitalité de ce marché s'accompagne d'une progression continue des prix. Celle-ci met fin aux interrogations qui avaient émergé en début d'année quant à un possible ralentissement du marché. 


Au premier trimestre, à l'échelle du pays, les montants des transactions ont ainsi augmenté en moyenne de 3% par rapport à la même époque l'an dernier. Cette hausse est comparable à celle observée au premier trimestre 2018 par rapport à celui de 2017 (+3,2%). Elle confirme le dynamisme du marché porté par l'attractivité des taux d'intérêt des prêts immobiliers, extrêmement bas depuis 2016.  

+3,9% en Ile-de-France, +2,6% en province

Cette moyenne nationale n'empêche pas des disparités sur le territoires. Les prix continuent ainsi sur leur lancée en Île-de-France, où la hausse atteint 3,9% au premier trimestre. Tout particulièrement à Paris, où c'est l'emballement avec une envolée de 6,4% au premier trimestre (après +5,7 % au quatrième trimestre 2018 et +6,2 % au troisième). Pour la capitale, ces statistiques officielles (prix net vendeur, hors droits de mutation, frais de notaire et commission d'agence) ne disent pas si les 10.000 euros/m² ont été dépassés. Barre qui aurait effectivement été franchie à en croire différents réseaux d'agences et acteurs du secteur. 


En province, les prix marquent en revanche une légère accalmie (+2,6%), avec un marché qui reste déprimé à la campagne. Sans oublier que les réalités diffèrent d'une ville à l'autre. Les Notaires avaient ainsi relevé dans leur dernière étude annuelle que, par exemple, à Bordeaux les prix avaient bondi alors qu'ils ne cessaient de reculer à Saint-Etienne. 

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