Mon cher balcon : un atout pour les appartements à vendre depuis le confinement

Un balcon parisien / Photo d'illustration
Immobilier

DE L'AIR - Dans les grandes villes, les balcons et terrasses sont un critère de choix, qui fait grimper les prix des appartements d'en moyenne 8,8%. Des agents immobiliers expliquent à LCI que la crise sanitaire a intensifié ce besoin d'accéder à l'extérieur depuis chez soi.

Ils ont permis de profiter, malgré tout, de l'extérieur pendant le confinement. Les balcons et terrasses ont en effet fait le bonheur -ou amoindri l'effet d’enfermement- des habitants des grandes villes pendant cette période si particulière. Si bien qu'en agence immobilière, "nous constatons effectivement une demande sensiblement accrue des espaces extérieurs -y compris de maisons avec jardins- depuis le déconfinement", indique ce mardi 16 juin à LCI  Richard Tzipine, directeur général du spécialiste de l'immobilier de prestige Barnes et en charge des agences franciliennes. 

Même constat sur le terrain au sein des agences Era : "Le confinement  a eu un impact très net sur les besoins immobiliers exprimés", observe de son côté Eric Allouche, le directeur exécutif du réseau en France. Pour ceux qui ne sont pas prêts à quitter le cœur des grandes métropoles pour vivre dans véritablement plus grand à budget équivalent, "la présence d'un balcon ou d'une terrasse est indiscutablement considérée comme un plus. Même si à Paris ou en première couronne, où la demande reste assez forte, l'absence de ce critère ne signifie pas pour autant que le bien ne se vendra pas", nous indique-t-il. 

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Côté prix, ces accès à l'extérieur ont une coût. Dans les grandes villes, une terrasse ou un balcon fait en effet grimper la valeur d'un appartement de 8,8% en moyenne, selon une étude* du spécialiste de l'estimation immobilière en ligne Meilleurs Agents dévoilée fin mai. Plus l'étage est élevé, plus la valeur monte, avec en moyenne +14,1% si le bien se situe au dernier étage. 

La surface joue bien sûr aussi, avec un prix pouvant grimper jusqu'à 30% pour des extérieurs de plus de 50 m². Enfin, toujours selon cette analyse statistique, des disparités existent selon les villes et la douceur de leur climat. Ainsi,  une terrasse à Marseille (+15.9%) augmente  deux fois plus le prix d’un appartement que si elle était située à Paris (+8.4%) et quatre fois plus qu'à Lille (3.6%). Mais ces biens, déjà prisés avant la crise sanitaire, n'ont pas pour autant vu leur valeur s'envoler au sortir du confinement. Ou l'effet n'est pas encore mesurable. 

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Des calculs mathématiques qui ne rendent cependant pas totalement compte du fait que chaque cas  répond à sa propre logique. "Il y a balcon et balcon ! Derrière les algorithmes, tout dépend en effet de chaque bien. Un balcon qui donne sur une grande avenue et que vous ne pouvez pas ouvrir à cause du bruit, n'a rien à voir avec petite terrasse qui donne de l'autre côté sur un jardin. On n'achète pas un bien immobilier type. Malgré les estimations en ligne, il y a aura  toujours de la place pour de l'humain, du spécifique, et heureusement", nuance encore Eric Allouche. 

*L’étude s’appuie sur 35.117 appartements vendus par les agences partenaires de Meilleurs Agents dans les onze plus grandes villes françaises depuis janvier 2019.

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