Le marché de l'immobilier perd sa dynamique : les prix (dans l'ancien) ont reculé de 0,8% en trois mois

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ACHAT - Ces trois derniers mois, les prix des logements anciens ont baissé de 0,8% sur l'ensemble de la France, selon le Baromètre LPI-SeLoger publié ce mardi. Le volume de transactions, en net recul, réduit considérablement les marges de négociation. Pour autant, certaines villes comme Saint-Etienne, Toulon ou Strasbourg ont toujours le vent en poupe.

Ils ne pouvaient pas monter partout indéfiniment. Les prix de vente des logements anciens ont baissé en moyenne de 0,8% (3864 euros/m2) en trois mois en France, selon le baromètre LPI-SeLoger publié ce mardi 23 octobre 2018. "Au cours des trois derniers mois, dans 50 % des villes de plus de 200.000 habitants, les prix ont baissé ou n’ont que très faiblement augmenté", observe Michel Mouillart, porte-parole de cette étude


Ce sont surtout les maisons (3162 euros/m2) qui expliquent ce recul. Leurs prix moyens affichés ont chuté de 2,1% et carrément de 2,8% à la signature. Pour les appartements (4432 euros/m2), il s'agit d'un net ralentissement de la hausse : les prix affichés ont certes perdu 0,4% mais à la signature, ils finissent en hausse de 0,5% sur trois mois. 

Rien à voir donc avec les augmentations de prix de 3,8% au global, toujours sur l'ancien, observées sur un an (+3,2% pour les maisons et +4,2% pour les appartements). Il faut dire que les acheteurs sont moins en demande que par le passé. Le volume de transactions a ainsi baissé de -9,7% sur un trimestre. 


Ce manque d'enthousiasme a entraîné une chute des marges de négociation, accentuant à son tour la baisse des prix. Ces marges sont ainsi tombées en moyenne à 4,1% du prix de vente affiché (3,6% sur le marché des appartements, 4,6% pour les maisons). Au niveau régional, c'est en Midi-Pyrénées qu'elles sont les plus faibles (1,3% pour les appartements, 3,3% pour les maisons) et en Champagne-Ardenne qu'elles se maintiennent le mieux (6,6% pour les appartements, 9,1% pour les maisons). En Ile-de-France, elles se situent à peine en dessous de la moyenne nationale (3% pour les appartements, 4,3% pour les maisons).

Saint-Etienne en forte hausse

Pour autant, la baisse des prix de l'immobilier n'est pas généralisée. Il y a en effet de fortes disparités entre les villes. Certes les prix au mètre carré (maisons et appartements confondus) ont diminué sur trois mois, à Rennes (-3,2%), Lyon (-3,2%) ou encore Bordeaux (-1,9%), ville qui avait connu des hausses à deux chiffres l'an dernier. 


Ils ont en revanche continué d'augmenter par exemple à Saint-Etienne (+11,3% à 1432 euros), Toulon (+6,1% à 3207 euros), Strasbourg (+4% à 3385 euros), Lille (+4% à 3479 euros) ou Marseille (+3,1% à 3045 euros). Pour le Grand Paris, seuls les chiffres sur un an sont disponibles : +3,3% pour les appartements, +4,7% pour les maisons.

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