Immobilier : qui est l'investisseur locatif ?

Immobilier : qui est l'investisseur locatif ?

Immobilier
DirectLCI
PATRIMOINE - Il a 45 ans et emprunte sur près de 21 ans pour acheter un studio ou un deux pièces à 170.000 euros. Une étude du Crédit foncier dresse le portrait-robot de l'investisseur locatif au premier semestre 2018.

Selon l’Insee, 7,6 % des ménages sont propriétaires d’au moins un logement mis en location. Mais qui sont ces particuliers qui se mettent à investir dans l'immobilier ? Le Crédit foncier a publié, fin septembre, les résultats d'une enquête menée cet été auprès de 2.600 de ses clients pour identifier les caractéristiques de l'investissement locatif au premier semestre 2018. Voici le portrait-robot de l'acheteur et le logement-type acquis en vue d'une location. 

Qui ? Selon cette étude, l'investisseur locatif a 45 ans en moyenne et vit en couple (72 % des cas). Il dispose, dans son ménage, de 71.100 euros de revenu annuel médian (50 % des acheteurs ont plus, 50 % ont moins). Les disparités régionales sont fortes. C'est en Ile-de-France que le revenu est le plus élevé (77.960 euros).


Quoi ? Le bien fait en moyenne une surface de 45 m2. Dans 60 % des cas, c'est un studio ou un deux pièces. Et il s'agit très souvent d'un appartement (92 %) et rarement d'une maison (8 %).


Combien ? Le bien immobilier coûte 170.000 euros (coût médian, c'est-à-dire 50 % des biens sont au-dessus de ce prix et 50% en-deçà). Il est acquis, la plupart du temps, grâce à un financement avec peu ou pas d'apport et qui s'étale sur 20 ans et 10 mois.

En vidéo

Immobilier : des prêts toujours attractifs

Où ? Cinq régions sur treize concentrent 79 % de l'investissement locatif : Occitanie, Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Paca. Dans l'ancien, l'investissement se fait essentiellement à proximité du domicile de l’acheteur alors que dans le neuf, il se fait majoritairement dans un autre département ou une autre région que ceux  où il habite.


Pourquoi ? La perspective de se constituer un patrimoine est la principale motivation avancée. Le fait de disposer d'un revenu complémentaire à la retraite et la perspective de payer moins d'impôts sont aussi largement considérés. Mais les raisons sont très différentes entre l'ancien (la perspective d'un revenu pour la retraite prime) et le neuf (la première motivation est fiscale).

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter