Australie : condamné pour avoir cultivé trop de pommes de terre ?

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ÉCONOMIE - Tony Galati, le plus grand producteur de pommes de terre d'Australie, devra rendre des comptes devant la justice pour avoir cultivé trop de légumes. Une surproduction qui pénalise le marché.

Tony Galati aura affaire à la justice pour un excès de pommes de terre. Potato Markting Corporation (PMC), organisme de réglementation australien du marché du légume, a pris pour cible le plus grand producteur du pays, son rapport annuel à l'appui, publié le mercredi 23 septembre. La vente de pommes de terre en Australie occidentale a subi cette année des ventes compliquées par sa faute.

L'organisme décide qui peut cultiver, quels volumes et à quel prix. Mais Tony Galati n'est pas un partisan de la réglementation. L'homme aura planté plus que son quota imposé selon un accord commercial, fixé à 6000 tonnes, rapporte ABC . Or cultiver plus que nécessaire influence négativement le marché des produits frais. En janvier, il a livré 200 tonnes supplémentaires gratuitement à ses clients, pénalisant ses concurrents, incapables de vendre, ce qui lui a attiré les premières foudres de PMC.

Le roi de la patate, à la tête d'une industrie qui emploie près de 700 personnes, semble tourner ce différend à la dérision. Tony Galati, seul vendeur de la région à faire pousser, laver et vendre directement ses légumes dans ses magasins Spudshed, lance qu'il irait volontiers en prison pour que les autorités australiennes deviennent la risée du monde entier. Son arrestation aurait en effet un impact considérable sur le marché de la pomme de terre. L'homme se dit disposé à coopérer, mais pense "qu'ils ont un peu de rancune".

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