Californie : il enterre son fils... qui lui téléphone une semaine plus tard

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ERREUR - Un Américain de 82 ans a porté plainte contre le bureau du médecin légiste du Comté d'Orange, qui lui a annoncé la mort de son fils, pourtant bien vivant. Les autorités, qui avaient justifié d'empreintes digitales pour éviter au père de venir reconnaître le corps, avaient en fait identifié la mauvaise personne. Les funérailles s'étaient déroulées le 12 mai dernier.

C'est une erreur qui pourrait coûter aussi cher au sens propre, qu'au figuré. Sous le choc depuis qu'il a appris que son fils, qu'on avait officiellement déclaré mort, était finalement bien en vie, Frank J. Kerrigan, un Américain de 82 ans, a déposé plainte.


Elle vise le bureau du médecin légiste du Comté d'Orange, en Californie, qui lui a annoncé par téléphone le 6 mai dernier la découverte du corps de son enfant, Frank M., âgé de 57 ans. Atteint d’une maladie mentale, ce dernier vivait depuis plusieurs années dans la rue "par choix", et sa famille ne le voyait qu'occasionnellement, rapporte ABC 7


En annoncant son décès à ses proches, les autorités ont à l'époque évoqué des empreintes digitales, assurant au père du défunt qu'il n'était pas nécessaire de venir procéder à l'identification. Le certificat de décès, rédigé par les médecins légistes, faisait état d'une "mort avec du liquide dans les poumons", précise le Washington Post


Ca n'est que quelques jours avant l’enterrement, que la famille Kerrigan avait pu voir le corps dans le cercueil, confiant qu'il était difficile de le reconnaître malgré des similitudes : âge, cheveux poivre et sel, yeux bleus. 

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"S’il n’avait pas été SDF et malade, les autorités n’auraient pas été aussi négligentes"

De fait, une cérémonie avait été organisée en présence d'une cinquantaine de personnes. Puis, onze jours plus tard, coup de théâtre : l'octogénaire endeuillé a reçu l’appel d’un ami de la famille qui lui a rapidement passé son fils, bien vivant. "Salut, papa", lui a-t-il lancé.


Malgré la joie des retrouvailles, la famille est toujours sous le choc et furieuse. Le corps aurait été identifié grâce à un vieux permis de conduire "quand quelqu’un a signalé une ressemblance entre la personne décédée et Frank M., qui avait grandi et habité dans le quartier", et aucun cas par le biais d'empreintes digitales comme cela avait été avancé. 


"S’il n’avait pas été SDF et malade, les autorités n’auraient pas été aussi négligentes", a déclaré sa sœur à la presse. Et d'ajouter : "Il était mort sur un trottoir. On l’a enterré. Ces sentiments ne s’envolent pas." 


Les Kerrigan, qui dénoncent un "insupportable ascenseur émotionnel" et rappellent que Franck M. est désormais privé des indemnités de la sécurité sociale (puisqu’il a été déclaré mort), réclament deux millions de dollars de dommages et intérêts.

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