Il bat le record… de la plus grande collection de crottes de dinosaures

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DISTINCTION – Aux Etats-Unis, un fan d’histoire collectionne des coprolithes de dinosaures, à savoir des excréments minéralisés, depuis l’âge de 18 ans. Avec sa collection de 1277 crottes fossilisées, il a battu un record mondial.

A chacun ses passions. Celle de George Frandsen n’est pas banale : collectionner des coprolithes, autrement dit des crottes préhistoriques minéralisées. Cet Américain féru d’histoire de 36 ans a même décroché un record mondial, attesté par le très officiel livre Guinness, grâce à sa gigantesque collection de 1277 étrons fossilisés. 


Des petites, des grandes, des plates, des allongées… les crottes collectées par George Frandsen à travers quinze Etats tats du pays n’ont de point commun que leur dureté et (soulagement général) leur absence d’odeur. La pièce maîtresse de sa collection : un fossile de bouse baptisé "Précieux", pesant 1,92 kg et dont la forme est restée intacte depuis 20 millions d’années, lorsqu’une sorte de crocodile de six mètres de long s’en est délesté.

A l’intérieur, on trouve des inclusions qui correspondent à des bouts de plantes et d’animaux, des os, des écailles et parfois des dents. Leurs formes disent quel animal les a rejetés.George Frandsen

Comment George Frandsen s’est-il épris de ces déjections de dinosaures ? "J’ai commencé ma collection à 18 ans", commence-t-il dans une vidéo partagée par le livre Guinness le 10 novembre. "J’étais à l’université, on m’a demandé de faire une collection de fossiles dans un cours de paléontologie. Je me suis dit que c’était génial", se souvient-il. Car ces pièces d’archéologie peu ragoûtantes sont bien plus que de simples cailloux.

"Les coprolithes racontent la vie de la préhistoire et des écosystèmes", argue-t-il. "Aucun autre fossile ne peut en dire autant. A l’intérieur, on trouve des inclusions qui correspondent à des bouts de plantes et d’animaux, des os, des écailles et parfois des dents. Leurs formes disent quel animal les a rejetés", soutient le spécialiste. Et de conclure : "Il faut avoir des passions. La mienne ce sont les coprolithes – les déjections fossilisées… et quelle que soit la vôtre, il faut la vivre."

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