La belle histoire du jour : huit ans après, ils retrouvent leur chienne Noisette

La belle histoire du jour : huit ans après, ils retrouvent leur chienne Noisette

RETROUVAILLES – Lorsqu’elle a disparu huit ans plus tôt, les propriétaires de Noisette ne pensaient pas la retrouver un jour. Mais grâce à une association de bénévoles, la petite épagneule retrouvée rachitique et infestée de parasites a pourtant pu rejoindre sa famille début novembre.

"C’est une miraculée", s’émeut Marie-Ange Oliver. Huit ans plus tôt, cette mère de famille et commerçante de Frontignan (Hérault) pensait, comme le reste de sa famille, ne jamais revoir leur petite chienne, Noisette. "On a placardé des annonces partout. C’était le début d’Internet, on a publié des messages. On a même proposé des récompenses", se souvient Marie-Ange, contactée par LCI. En vain. La chienne, qui avait sans doute été volée, selon ses maîtres, était perdue. 

"C’était vraiment très dur pour nous. Je suis maman de deux adultes handicapés et Noisette avait une place importante", raconte-t-elle. Et lorsqu’en octobre de cette année, la famille de la petite épagneule a reçu un courrier recommandé de l’organisme national d’identification des carnivores domestiques (l'Icad), Marie-Ange n’a pas tout de suite compris ce qu’il représentait. Noisette avait été retrouvée par une association de protection animale, L’Arche de Squirel, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), au mois de mai.

"Elle était infestée de puces, de vers et de parasites. Elle avait des escarres partout à force de dormir à même le béton."- Patricia Lécureuil, présidente de l’association L’Arche de Squirel

Patricia Lécureuil, présidente du petit groupement de familles d’accueil, nous raconte l’odyssée de Noisette : "Deux bénévoles, Violette et Valérie, nous ont alertés sur une petite chienne chez un particulier qui était en état de grave dénutrition. Elle pesait 11 kg et n’avait que la peau sur les os. Elle tenait à peine sur ses pattes", déplore Patricia, encore affectée par l’état de sa protégée. "Elle était infestée de puces, de vers et de parasites. Elle avait des escarres partout à force de dormir à même le béton".

En discutant avec le responsable de la pauvre bête, "Violette a réussi à le convaincre de céder la chienne", poursuit-elle. Quelques jours plus tard, l’épagneule rachitique arrivait pour un séjour temporaire chez Patricia, son mari et leurs quatre chiens, avant d'être placée dans une famille d'adoption. "J’ai rapidement vu qu’elle avait connu une vie de famille. Elle était très sociable et elle est tout de suite allée vers son panier en arrivant". Cinq mois, six kilos, des soins vétérinaires et beaucoup d’amour plus tard, la chienne était prête à trouver un nouveau foyer. 

Tatouage, courrier et larmes de joie

"Elle n’avait pas de puce électronique mais elle était tatouée", explique Patricia. Pour régulariser son dossier d'adoption, il fallait changer le nom associé à son identification. "Nous avons essayé d’appeler plusieurs fois le numéro correspondant mais personne ne répondait". Sur les conseils du vétérinaire, l’association a donc fait envoyer un courrier au domicile associé. Celui de la famille de Marie-Ange.

Sans comprendre tout de suite, Marie-Ange et son fils Jean-Patrice ont consulté la page Facebook de l’association. Son regard brun, ses oreilles rousses, son poil tacheté... Pas de doute, il s’agissait bien de Noisette, leur chienne perdue. La famille, qui avait changé de numéro depuis huit ans, a tout de suite pris contact avec Patricia. "La personne que j’ai eu au téléphone était en larmes", témoigne la présidente de l'association.

"Elle a tout de suite reconnu la maison ! Et quand elle a vu mon fils Ludovic qui est en fauteuil roulant, elle a sauté partout !" - Marie-Ange, propriétaire de Noisette

Quelques jours plus tard, début novembre, Jean-Patrice a donc fait l’aller-retour dans la journée, soit 800 kilomètres pour récupérer la chienne. "Elle a tout de suite reconnu la maison ! Et quand elle a vu mon fils Ludovic qui est en fauteuil roulant, elle a sauté partout ! Elle a fait la folle !", raconte Marie-Ange. Aujourd’hui, Noisette a 11 ans et se remet de ses émotions chez elle, dans son foyer enfin retrouvé. Entre-temps, la famille s'est agrandie et elle a rencontré les deux autres jeunes épagneuls qui vivent sous ce même toit. 

Pour Patricia et les bénévoles dévoués dans l’ombre à la cause animale, l’histoire de "Shelly Noisette" est bien plus qu’une bonne nouvelle. "Nous sommes une dizaine et on se donne beaucoup de mal. Pour nous, cette histoire qui débouche sur le bonheur retrouvé est vraiment une récompense. Nous sommes heureux que cette petite puce soit rentrée chez elle et puisse rattraper le temps perdu."

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