La belle histoire du jour - Ils créent un œuf avec une imprimante 3D pour sauver les vautours

La belle histoire du jour - Ils créent un œuf avec une imprimante 3D pour sauver les vautours
Insolite

ŒUF SURPRISE – Une entreprise américaine a conçu un œuf de vautour artificiel grâce à une imprimante 3D pour observer de près le nid de ces grands volatiles, aujourd’hui menacés d’extinction. Cette création permettra d’aménager des élevages pour entretenir l’espèce.

Il a la couleur. Il a la texture. Il a le poids et la taille. Mais cet œuf de vautour n’est pas un œuf véritable. Il a été créé par imprimante 3D pour duper les parents charognards et squatter le nid, en quête de précieuses informations qui pourraient à terme sauver l’espèce.

Conçu par l’entreprise américaine Microduino , cet œuf composé de nylon est un petit bijou technologique, bardé de capteurs. En liaison avec le Centre britannique pour les oiseaux de proie , il a pour but de mesurer précisément les caractéristiques du nid comme la température ou l’humidité. Mais pourquoi se donner tant de peine et berner d’innocents volatiles qui pondent en moyenne un œuf par an ?

Sauver le vautour

Pour la bonne cause. Comme chacun le sait, les vautours, souvent vus de façon négative, se nourrissent de carcasses – ce qui n’aide pas à les rendre plus sympathiques. Ils sont pourtant de puissants nettoyeurs, qui empêchent les corps décomposés de véhiculer des maladies épidémiques ou de simplement empester près des lieux habités.


Malgré leurs bons et loyaux services,  les vautours se portent mal . En Afrique et en Asie du Sud notamment, les populations de ces oiseaux mal-aimés ont dangereusement décliné en peu de temps, jusqu’à apparaître sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ressources naturelles. En cause : des médicaments néfastes ingérés par le bétail trépassé qu’ils consomment eux-mêmes.

Une supercherie pour la bonne cause

Pour limiter cette chute de la population des vautours, le centre britannique a décidé d’aménager des élevages en Asie. Le problème : ce grand oiseau ne se laisse pas facilement approcher et l’œuf, sous couvée pendant 70 jours, doit être régulièrement tourné et retourné par Maman vautour qui veille au grain. Pour ne rien faciliter, tout objet étranger au nid est immédiatement détruit par la vigilante femelle.


Une seule solution : l’œuf espion, qui permet aux biologistes de récupérer des données précises sans éveiller les soupçons des emplumés parents. Après deux ans de travail, ces œufs dévoilés au public fin mars, sont aujourd’hui cocoonés par leurs "familles adoptives" qui ne se doutent de rien. Mission accomplie. Prochaine étape : sauver l’espèce.

Sequence 01 from adambloch on Vimeo .


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