La belle histoire du jour : ils sauvent 92 manchots victimes d’une marée noire

La belle histoire du jour : ils sauvent 92 manchots victimes d’une marée noire
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SAUVETAGE – De nombreux manchots du Cap, une espèce en danger, ont subi les conséquences d’une coulée de pétrole en Afrique du Sud. Grâce à des sauveteurs locaux, 92 d’entre eux ont été sauvés et retrouvent peu à peu la vie sauvage.

Il a fallu deux heures de nettoyage pour chacun de ces 92 manchots du Cap. Le 16 août dernier, un navire encore aujourd'hui recherché par les autorités d’Afrique du Sud a causé une marée noire au large des côtes de Port Elizabeth. Piégés dans le pétrole, la plupart de ces manchots n’auraient pas survécu sans leurs sauveteurs.

La fondation sud-africaine Sanccob, chargée de la protection des oiseaux marins, a secouru ces 92 petites victimes, dont l’espèce "en danger" est inscrite sur la liste rouge de l’IUCN, en plus de 61 jeunes manchots trop jeunes pour survivre sans leurs parents. "Certains manchots ont 90% de leur corps couverts de pétrole", constatait la fondation peu après leur arrivée au centre de Cape St Francis.

Le pétrole, un manteau de mort pour les manchots

Après une réhydratation en "soins intensifs" pour chacun, les petits patients sont passés dans un bain spécial pour ôter le pétrole de leurs plumes. En plus d’irriter leurs yeux, leur peau et de provoquer des ulcères, "le pétrole affecte l’étanchéité du plumage, donc les oiseaux ne peuvent pas réguler la température de leurs corps dans l’océan ou sur la terre, ce qui provoque souvent une hypothermie", précisent les soigneurs.

Vingt jours plus tard, à force de persévérance, tous les manchots avaient reçu ce traitement particulier. Mais le chemin vers la vie sauvage n’était toujours pas fini. "Nous devons nous assurer que chaque oiseau retrouve son étanchéité naturelle, prenne suffisamment de poids, se réhydrate correctement et soit examiné par nos vétérinaires", expliquait Juanita Raath, coordinatrice du centre, fin août.

Les premiers manchots relâchés dans la nature

Grâce à ces précautions, un premier groupe de 14 manchots a pu être relâché avec succès le 6 septembre. "Les autres oiseaux du centre montrent également des signes positifs de rétablissement. Ils seront probablement relâchées d’ici deux ou trois semaines", assure Juanita Raath. Les 61 petits resteront quant à eux dans le centre jusqu’à leur indépendance. Pour l'heure, les membres de Sanccob espèrent connaitre l’identité du navire responsable, pour demander une prise en charge des frais de sauvetage.

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