La question de la semaine : pourquoi a-t-on le nez qui coule ?

La question de la semaine : pourquoi a-t-on le nez qui coule ?

GLAMOUR – Avec les saisons fraîches reviennent les premiers rhumes. Nos nez, pourtant si dociles en été, se mettent parfois à pleurer, jusqu’à devenir rouges et meurtris. On vous explique ce qu’il s’y passe et pourquoi nos mouchoirs n’en finissent pas de se froisser.

"Snif, pfffrrrr, snif, pfffrrr..." Non, ce n’est pas un concert de trompettes qui brise la quiétude de ceux qui travaillent en open space, c’est bien le rhume automnal qui fait son grand retour dans nos mouchoirs. Ce mal de saison, quoique peu dangereux, est aussi commun qu’irritant. Peut-être plus que la toux symptomatique, le nez qui coule laisse peu de répit aux victimes du rhume. Mais pourquoi nos "flairs" se transforment-ils ainsi en fontaines ?

Le nez, cette caverne aux merveilles

Pour comprendre, il faut tout d’abord savoir que le nez est un véritable moulin. En plus de la respiration ou de l’odorat (qui ne sont déjà pas des menues missions), il agit comme un filtre. Grâce à un mucus épais et collant qui recouvre les parois nasales - ce que nous autres, poètes, appelons la "morve" - le nez contrôle ce que nous inspirons dans l’air pour protéger nos fragiles poumons.

Ce mucus laisse passer l’air sain et emprisonne les particules indésirables. Il s’évacue ensuite par notre arrière-gorge et, sans le savoir, nous avalons en moyenne un litre de cette muqueuse chaque jour avant que l’appareil digestif ne nous en débarrasse. En somme : nos nez coulent en permanence, mais à l’envers. 

Antivirus, froid paralysant et larmes de crocodile

Il se peut cependant qu’un virus vienne squatter cette grotte chaude et humide. Et devinez qui en raffole ? Les microbes responsables du rhume. Lorsque ces petits organismes s’installent dans nos profondeurs nasales, ils infectent le mucus et le font gonfler. Pour s’en défendre, le nez produit alors davantage de muqueuse et l’évacue en grande quantité. Résultat : le nez coule. Exit les parasites. 

Même lorsqu’aucun intrus ne vient troubler le repos nasal, il peut arriver qu’un froid trop intense paralyse le système d’évacuation du nez par l’arrière-gorge. Au lieu de couler "vers l’arrière", le mucus se retrouve donc au bout de votre nez. C’est pourquoi il coule lorsque vous le mettez dehors en hiver. 

Mais qu’en est-il du nez-fontaine lorsque l’on se met à pleurer ? Rien de plus simple. Notre brave appendice est connecté au système oculaire. Lorsque les larmes écoulées par les yeux se font trop nombreuses, il prend donc en charge ce trop-plein et se charge lui-même de l’évacuer. En conclusion, il a beau trôner au milieu de la figure, nous oublions souvent que le nez est un allié formidable.

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