Les clones de Dolly vont bien : cinq questions pour comprendre cette bonne nouvelle

Les clones de Dolly vont bien : cinq questions pour comprendre cette bonne nouvelle
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CLONES – A quelques jours des 20 ans du clonage de la brebis Dolly, décédée en 2003, l’université de Nottingham a donné des nouvelles de ses quatre nouveaux clones, qui se portent très bien. Voici cinq clés pour comprendre le principe de ce clonage.

Il y a 20 ans, Dolly, le premier mammifère né par technique de clonage, voyait le jour en Ecosse et faisait la Une des journaux du monde entier. A partir du patrimoine génétique de la brebis décédée en 2003 pour des raisons de santé, les chercheurs de l’université de Nottingham ont créé quatre autres clones : Debbie, Denise, Dianna et Daisy, alias les "Dollies".

Et ces clones, qui ont aujourd’hui neuf ans, se portent bien, selon un rapport publié le 26 juillet par l’université. Une première preuve que les "copies conformes" des vivants peuvent vieillir correctement et en bonne santé. Voici cinq questions simples pour comprendre l’impact de cette nouvelle et faire le point sur le clonage, ce sujet scientifiquement complexe et éthiquement très controversé.

► Comment fabrique-t-on un clone ?
Pour produire un clone, celui de Dolly par exemple, les scientifiques ont utilisé une cellule somatique (les cellules les plus communes chez un individu) d’une brebis blanche de six ans, explique le site Animal Research Info . Ils ont ensuite placé cette cellule dans un ovule non fécondé, appartenant à une brebis noire, et dont le noyau avait été retiré au préalable.

Grâce à des impulsions électriques effectuées en laboratoire, la cellule adulte et l’ovule ont fusionné. A partir de 227 fusions de la sorte, ils ont obtenu 29 embryons (lorsque les cellules se mettent à se multiplier), eux-mêmes implantés dans trize mères porteuses. Parmi ces embryons, un seul a porté ses fruits : Dolly, née le 5 juillet 1996.

 Le clone est-il vraiment identique à l’original ?
Contrairement à l’idée reçue qu’un clone est l’exacte réplique de son original, les individus clonés présentent des différences. Lorsqu’un vivant est cloné, il présente un ADN nucléaire identique à celui de son modèle.

Or le patrimoine génétique, présent dans le noyau de toutes les cellules de l’organisme, est composé non seulement de l’ADN nucléaire mais aussi de l’ADN mitochondrial , présente notamment dans les cellules de l’ovule "porteur". Ce type d’ADN influence et reprogramme l’ADN nucléaire, créant par conséquent un être unique, quoique très ressemblant.

 Pourquoi Dolly s’appelle-t-elle ainsi ?
Pour créer la brebis Dolly, les scientifiques écossais ont prélevé une cellule de glande mammaire, nous  explique la BBC . Ils ont par la suite baptisé l’animal en référence à la chanteuse country américaine Dolly Parton , réputée pour sa poitrine généreuse.


 Pourquoi le clonage n’est-il pas une science exacte ?
Dolly a été euthanasiée à l’âge de six ans et demi, un mouton pouvant vivre une dizaine d’années. Elle souffrait d’arthrite et d’une tumeur pulmonaire induite par un virus commun aux moutons. Son état de santé, doublé d’un vieillissement rapide de ses cellules, aurait pu provenir du fait que la cellule ayant permis le clonage était issu d’une brebis déjà âgée de six ans.

Ses maladies pourraient également s'expliquer par l’infime part d’ADN mitochondrial, provenant de la cellule-œuf. Les quatre clones viables, analysés par l’université de Nottingham et qui ne partagent que l'ADN nucléaire de Dolly, permettent d’appuyer ces hypothèses, puisque ces brebis clonées ne manifestent aucun des symptômes de leur modèle génétique.

 Quels sont les autres espèces clonées ?
Les brebis ne sont pas les seules à avoir été clonées. De nombreuses espèces animales ont servi à éprouver l’exercice, comme des vaches, des souris, des lapins, des singes, des chiens, des porcs, des chevaux, des grenouilles ou même des mouches. Par ailleurs, le clonage est régulièrement testé sur des espèces végétales. Cependant, pour des raisons techniques et bien sûr éthiques, aucun clone humain n’a pour l’heure vu le jour.

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