VIDÉO - Paraguay : le gouvernement à la rescousse des chevaux surexploités au travail

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DONNANT-DONNANT - Pour lutter contre l'exploitation des chevaux trop vieux pour travailler, le gouvernement du Paraguay s'est proposé d'échanger les animaux - souvent victimes d'abus - contre des cyclopousses motorisés pour permettre à leurs propriétaires de continuer à travailler. Une idée devenue réalité vendredi 21 octobre.

Le Paraguay à la rescousse des chevaux épuisés par le travail. Depuis 2014, le gouvernement a lancé un programme visant à la fois à venir en aide à ces animaux éreintés par une vie à tirer des charrettes, mais aussi à leurs propriétaires.  Car ces derniers peinent parfois à prendre en considération la charge de travail demandée à leurs bêtes, souvent âgées… 


Les ouvriers concernés, qui travaillent pour la plupart dans le recyclage des déchets dans les bidonvilles qui entourent la capitale Asuncion, se sont vus offrir des cyclopousses motorisés en échange de leurs chevaux.  Une initiative amorcée après que de nombreux habitants aient  dénoncé aux autorités les traitements réservés à ces animaux, souvent victimes de malnutrition, d’abus, jusqu’à parfois même s’évanouir durant la tâche. "Les chevaux ne nous ont jamais abandonné au travail. Mais les cyclopousses motorisés vont ramener plus d'argent. Ce sont de bons engins, il n'y a rien à redire", affirme un bénéficiaire de l'échange. 

Le fléau de la pauvreté

Le gouvernement souhaite ainsi faire d'une pierre, deux coups, en offrant une fin de vie décente à 300 chevaux d'ici 2017 tout en ne pénalisant pas les travailleurs. 


Selon les autorités, la misère reste toujours l’un des problèmes majeurs de ce pays classé parmi les plus pauvres d'Amérique du Sud où plus de 22% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Dans ce climat on ne peut plus tendu, Horacio Cartes, président conservateur à la tête du Paraguay depuis 2013, avait d'ailleurs affirmé lors de sa prise de fonctions renoncer au salaire de 10.000 dollars (environ 9.000 euros) auquel son statut lui permettait de prétendre. 

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