Poisson d'avril : la RATP renomme ses stations, Thomas Pesquet au commissariat.. voici les meilleurs canulars de ce 1er avril

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FUN NEWS – Même si vous êtes peu réveillés, ouvrez l’œil : en ce samedi 1er avril, tous les coups sont permis. Et ce serait dommage de passer à côté. LCI est parti à la pêche aux poissons d’avril, que ce soit dans les journaux ou via les institutions. Pas toujours faciles à trouver...

Est-ce vous qui avez les yeux particulièrement collés, en ce samedi matin, ou est-ce que, vraiment, il passe dans vos radars des informations particulièrement gratinées ? Il y a peut-être une explication : nous sommes le samedi 1er avril. Et comme bien souvent, médias, journaux, ou institutions sacrifient à la tradition de la petite "fake news" ou information erronnée. 


Pour vous éviter de trop vous tromper en colportant ces fausses nouvelles, LCI est allé un peu défricher, scruter, ratisser les journaux locaux et réseaux sociaux, et vous rapporte le meilleur.

#StationsdAvril à la RATP

>> La RATP se met aux #StationdAvril. "Une Bastille pour la gorge" ; "De la Gentilly sur tes fraises" ; "Si j’aurais su, Jaurès pas venu." Vous les avez ? Excellents jeux de maux, pardon, de mots. La régie des transports parisiens s’est en effet amusée à détourner les noms de 11 stations de métro. Regardez-donc bien, et amusez-vous de ces stations réhabillées en jeux de mots originaux et de références pop. L’évènement fait "écho à la culture digitale, qui plébiscite les détournements humoristiques d’objets ou de marques", explique la RATP.   Les voyageurs sont également invités à partager leurs détournements sur les réseaux sociaux, via le hashtag #StationdAvril.

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Les meilleurs poissons d’avril de la télé

Le RCT contre l'alcool

>> Une lutte efficace contre l’alcoolémie. C’est Var Matin qui annonce la grande nouvelle : le RCT, rugby club toulonnais, a décidé de prendre des "mesures draconiennes pour lutter contre l’alcoolémie lors des matches". Alors bon, pourquoi pas, on serait tenté d’y croire. Mais les mesures proposées font un  peu tiquer. "Le supporter devra réaliser une série de 25 pompes qui sera évidemment comptée par le stadier ou, pour les moins sportifs, résumer un film de Luis Buñuel "dans son intégralité évidemment", indique le quotidien. Une dernière possibilité est évoquée rapidement par le président du club : "Ceux qui payent leur abonnement ou leur billet en liquide" pourront s'arranger et être dispensé du contrôle". Si ce n'est pas un poisson d'avril, alors il faut reconnaître que les dirigants du RCT ont la palme de l’innovation en matière de prévention. 

>> "Exclusif, pas de révélation sur Fillon aujourd’hui" ; "Ligue des champions : le PSG se venge en rachetant le Barça" ; "Pour des billets d’avions moins cher, RyanAir lance le voyage en soute" ; "30 pays à ne visiter sous aucun prétexte"... A première vue, sur le site Linternaute, tout semble normal... Quoique, à bien y réfléchir, les titres des articles paraissent bien insolites. Et pour cause, le site a réalisé toute une page d’accueil de fausses nouvelles, de poissons d’avril assez tordants. Mais dès qu’on clique sur un article, la supercherie tombe, le lien renvoyant vers la vrai "home" du site, et les informations plus classiques (et bien moins drôles). Allez, on vous remet quelques titres de faux articles, pour le fun : "Cheminade, la seule vrai candidat hors système (solaire)",  "Les 1549 choses que vous ne saviez pas sur Asselineau", "Toujours pas de photo de la Cruse envoyée par ThomasPesquet", ou encore "Marine Le Pen promet la suppression du téléphone arabe si elle est élue", "S'il ne gagne pas la présidentielle, Macron lancera sa boîte de recyclage de politiques".

Thomas Pesquet aussi

>> Un coup de théâtre dans l’espace relaté par France 3 Occitanie. Thomas Pesquet, l’astronaute préféré des Français, se trouverait tellement bien dans la Station spatiale internationale, qu’il n’en voudrait plus partir. C’est sur Twitter que l’astronaute aurait officialisé sa décision : "J’ai décidé de ne pas rentrer sur Terre. La vie dans l’espace est un pur bonheur. Retour impossible. Désolée. Je reste. Gravity." Le Français se sentirait particulièrement bien dans l’espace, recevant des petits colis de fans, comme cette belle tranche de comté.

Mais c’est le port du maillot du Stade toulousain sur cette photo qui a particulièrement intéressé France 3 Occitanie, qui a interrogé une responsable du Centre d’études spatiales. "Il n'y a pas de machine à laver le linge ni de sèche-linge dans l'ISS", analyse-t-elle. "Thomas va rapidement être à court de linge propre et le port du maillot de Toulouse était un code entre lui et nous. Si son séjour dans l'espace doit se poursuivre, il faut que nous trouvions le moyen de lui faire parvenir de nouveaux habits". D'après le média local, les agences spatiales "n'ont donc pas dit leur dernier mot et pourraient s'opposer à l'envoi dans l'espace de vêtements propres, contraignant ainsi Thomas à redescendre comme prévu, sous peine de gêner ses collègues par d'intempestives odeurs". 


Enfin, un autre média évoque carrément des ennuis futurs pour l'astronaute après une photo "interdite" prise depuis l'espace : celle de la rade de Toulon et de ses installations militaires. Un cliché pris le 16 mars dernier et qui, indique Var Matin, "pourrait avoir de lourdes conséquences" et nécessiter une convocation au commissariat... rien que ça. 

En Belgique aussi

>> En Belgique, le parti radical de gauche (PTB) va racheter le Standard de Liège, le club de foot. La démarche, rapportée par le site l’Echo, n’est pas banale. Mais des détails se glissent, insinuant le doute. "Pour la petite histoire, le deal s’est conclu à l’Ecailler, un restaurant spécialisé en poissons et crustacés", rapporte ainsi l’Echo. Le parti de gauche explique ainsi qu’il entend bien faire du club une "vitrine de sa politique" : les joueurs de l’équipe fanion seront donc payés au salaire maximal accordé aux députés du parti : 1500 euros par mois, et tous les employés du club pratiqueront la semaine des 30 heures.

Les oiseaux dans les écoles, clause "Hansi"...

>> Des consignes curieuses envoyées aux écoles. C’est une lettre relayée sur Twitter : une missive de l’Education nationale aux directeurs d’école, indiquant que, dans le cadre de la protection de l’environnement, le gouvernement a décidé de mettre en place des "autoroutes pour les oiseaux migrateurs". Jusque-là, pourquoi pas. Or, certaines écoles se trouvent sur la trajectoire. Samedi 1er avril, les élèves sont donc invités à venir en classe avec un sac poubelle, pour se "protéger des déjections des oiseaux pendant les récréations se déroulant durant les périodes rouges (déterminées par Bison futé), de forte circulation des oiseaux", précise la circulaire. Le spectacle dans les cours d’écoles ce samedi matin risque de valoir le détour. 

>> Les élus qui s’amusent. Le maire de Saint-Bonnet, conseiller départemental du Puy-de-Dôme, a annoncé sur son compte Twitter l’installation d’un Starbucks dans son petit patelin. Malheureusement, le poisson a été vite démasqué. Bizarre.

>> La gare de Strasbourg se prend des envies de sorcellerie. 

>> Une compèt' internationale de barbotage. La Ville de Nantes  annonce accueillir les Championnats du monde de natation synchronisée mixte, qui se dérouleront sur...son miroir d’eau installé devant le Château. A voir, à vue de nez, la profondeur d'eau de l'installation, on a comme un (gros) doute.

>> Un pont Pompidou. Le Département de Loire-Atlantique lui aussi a la blagounette facile. Dans un communiqué, il annonce que le pont de Saint-Nazaire, sera renommé le pont Pompidou. Pour la cérémonie officielle, Marilyn Monroe sera même présente, en hologramme. Et susurrera peut-être le nom du pont Pompidou (vous l’avez ?).

>> Après la clause Molère, la clause "Hansi". Le journal l’Alsace révèle que, pour des raisons de sécurité, mais aussi pour favoriser les entreprises locales, le président du conseil départemental du Haut-Rhin souhaite inclure dans les règles d’attribution des marchés publics l’"obligation de comprendre et de parler alsacien". "C’est une question de sécurité avant tout", explique-t-il. "Dans des conditions d’urgence, un salarié peut être amené à d’abord s’exprimer en alsacien plutôt qu’en français. Et s’il n’est pas compris par un collègue, la situation peut devenir problématique, voire dramatique." Pas de panique, cette "clause Hansi" s’accompagnerait de cours d’alsaciens, pour les salariés qui ne comprennent pas.


>> Le meilleur poisson de tous les temps. D'après le site hoaxes.org, spécialisé en intox, le meilleur poisson d'avril reste celui de "l'arbre suisse à spaghettis", un faux reportage diffusé sur la BBC sur une récolte de spaghetti. Il montrait des paysannes cueillir des pâtes italiennes sur des arbres, les faisant ensuite sécher au soleil. Ce qui avait poussé des centaines de gens à essayer de se procurer des "arbres à spaghetti".

Hollande et son faux-compte twitter

>> Les poissons sur lesquels on a (gros) un doute. Dans un article bien détaillé, Rue 89 révèle l’existence d’un compte Twitter caché de François Hollande, sous lequel le président irait observer ce qu’il se passe sur le réseau social. "Sous le pseudonyme de @GeorgesBertri19, François Hollande commente l’actualité, taquine ses opposants et d’anciens soutiens socialistes... En un mot, il s’amuse", écrit ainsi Rue 89. Sur le réseau social, le président serait un "troll haut de gamme, adepte des traits d’esprit et d’un sens de l’humour que même ses adversaires politiques ne lui retirent pas". Il s'amuse ainsi à relayer les propos de psychiatre spécialiste de la méditation, à retweeter le dalaï-lama ou encore "les sages pensées d’Edgar Morin". Rue 89 avance ses preuves :  "Georges est le prénom du père de François Hollande ; Bertri le nom en verlan de sa mère – Nicole Frédérique Marguerite Tribert. Quant au chiffre 19, il fait bien sûr référence au département de cœur du président : la Corrèze, terre où il fut député-maire".  Alors pourquoi pas, même si pour l’heure, le compte n’aurait que 49 tweets et qu’il semble dur d’en tirer une analyse si poussée sur si peu de matière. Mais des indices font pencher la balance : ce fameux compte est privé, a été créé en mars 2017, et n’a qu’un abonné. L’article, lui, est signé de Cerise Simet, une journaliste qui ne fait son apparition qu’une fois par an... le 1er avril. 

Ca y ressemble, mais c'est pourtant vrai !

>> Les médias qui refusent le poisson d’avril. Pour 2017, des journaux suédois et norvégiens ont décidé de ne plus publier plus du tout de poisson d'avril. En cause, le développement exponentiel des "fake news", et le risque potentiel de confusion. "Sachant la facilité avec laquelle les fausses nouvelles se répandent, je ne veux pas voir la marque du Smålandsposten entachée par une histoire potentiellement virale et fausse", explique ainsi dans un éditorial le rédacteur en chef du quotidien suédois Smålandsposten

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Brésil : seule face à des zombies dans le métro... Le poisson d'avril qui avait cartonne en 2015

>> Ces informations qu’on croit être des poissons d’avril mais qui n’en sont pas. Au milieu de toute la presse, certaines informations, insolites, peuvent faire croire en ce 1er avril à de vrais et beaux poissons. Et bien, il n’en est rien. Pêché au passage sur la Une du Midi libre, ce titre alléchant : "Bombe au sauna échangiste, cinq ans requis, à Montpelier", ou encore "La prière du Notre père va changer", ou encore Bernard Cazeneuve qui envisage de rester Premier ministre si le FN arrive au pouvoir, ou même la mère d'Emmanuel Macron qui confesse à Paris Match que "on pourrait déshabiller Laetitia Casta devant (son fils, ndlr) lui que cela ne lui ferait rien". Ou encore ce concours pour élire la "meilleure sirène de France" organisé cet été à Vannes... Et bien non, tout est vrai.  La vie est aussi remplie d'insolite...

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