Une entreprise londonienne vous débarrasse de vos films pornos gênants

Insolite
INSOLITE – À Londres, une société se charge de récupérer les collections pornographiques de ses clients, aussi encombrantes que gênantes.

Les vieux films, VHS, revues ou posters à caractère pornographiques qui hantent honteusement vos tiroirs pourraient enfin trouver une issue de secours. À Londres, la société " we buy any porn " ("nous achetons n'importe quel porno") débarrasse ses clients de collections coquines. Dave, 55 ans, propose a imaginé un service "rapide, discret, efficace", destiné à épurer les greniers, cabanons et dessous des lits.

"Lorsque mon père est mort, ma sœur a vidé la maison et est tombée sur sa collection. Rien de sale hein, que des revues traditionnelles. Mais elle était gênée et était d'avis qu'il valait mieux que maman ne soit pas au courant", se souvient Freddy, un client cité par l'AFP, qui a fait du coup appel à la société.

Celle-ci n'intervient pas seulement pour les défunts, mais également auprès de ceux qui souhaitent anticiper une telle situation. "Imaginez que vous retrouvez mille exemplaires. On ne peut pas tout simplement tout balancer à la poubelle, c'est trop lourd, explique David. Et puis les gens ont peur que les enfants, les voisins ou même les éboueurs le découvrent. C'est alors que j'interviens."

Des prêtres comme clients

La règle d'or : discrétion. Un simple coup de fil permet de faire venir la fourgonnette, banalisée. Même un prêtre a eu besoin de ses services. "Il appelait de la côte sud, je ne peux pas en dire davantage. Sa paroisse louait quelques maisons à des vieux gentlemen et lorsque l'un d'eux est mort, le prêtre s'est retrouvé d'un coup avec tout un tas de revues pornos sur les bras. Je lui ai donné une belle somme pour la collection et ils ont payé les obsèques avec."

Si une partie des stocks X est broyée au sein de la société, toujours pour une question de discrétion, certains trésors sont en effet revendus dans la librairie érotique du fondateur, à Islington, au nord de Londres. C'est d'ailleurs dans le but d'enrichir ce musée de l'érotisme que le concept est né. Aujourd'hui, l'entreprise reste fidèle à l'idée de départ: "donner une nouvelle vie aux vieux articles." Les anciens numéros de PlayBoy, Penthouse ou Mayfair se retrouvent ainsi sur les étagères de la boutique, même si le porno en ligne pourrait vite signer le glas de l'affaire.

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