VIDÉO - "Je ne suis pas une vendue, je suis une Gilet jaune en souffrance" : le coup de gueule d'Ingrid Levavasseur contre ses camarades "obtus"

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RIPOSTE - Devenue l'une des figures des Gilets jaunes, l’aide-soignante de l'Eure a répondu aux commentaires que lui ont adressés certains autres membres du mouvement, en réponse à une publication Facebook. Visiblement exaspérée, elle les a notamment accusés d'être "obtus".

Ce n'est pas le ton auquel elle a habitué les internautes et les téléspectateurs depuis le début du mouvement. Ingrid Levavasseur, devenue l'une des figures des Gilets jaunes, d'ordinaire très posée, bien que ferme dans l'exposé de ses arguments, a quelque peu perdu son calme dans une vidéo publiée sur son compte Facebook il y a deux jours. La raison de son exaspération  ? Les propos de certains autres membres du mouvement en réponse à l'une de ses récentes publications Facebook. 

"Vous m’énervez, vous me faites sortir de mes gonds parce que les commentaires que je lis, ils sont injustes, ils ne sont pas sympas à mon égard et je ne pense pas le mériter. Au même titre que moi je ne vous agresse pas, je ne viens pas vous parler mal, vous insulter", a-t-elle lancé face caméra, depuis l’habitacle de sa voiture en fond. "J'ai pas dit de rentrer, j'ai pas dit de rester chez vous et de vous reposer, j'ai pas dit que j'allais fêter Noël puisque j'ai pas la thune pour le faire", a-t-elle rectifié, en guide de précision à la publication "litigieuse" postée deux jours plus tôt à l'adresse de ses camarades Gilets jaunes. Elle y suggérait notamment de faire une pause pendant les fêtes de fin d'année pour se remobiliser à la rentrée et peut-être envisager par la même occasion d'autres stratégies que les ronds-points. 

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"Comme bons Français, vous râlez et vous tapez sur qui vous pouvez "

"Vous êtes obtus ou quoi ?", a ensuite lancé l’aide-soignante de l'Eure, avant de poursuivre son monologue, en évoquant la difficulté à avoir un débat constructif sur les réseaux sociaux mais aussi d'être "médiatisée" quand on est Gilet jaune. "Je ne suis pas une vendue, une corrompue, je suis une Gilet jaune en souffrance comme tout le monde", a-t-elle expliqué. Et de s'emporter de plus belle : "Visiblement, il faut fermer sa gueule et écouter les bourrus (...) et comme bons Français, vous râlez et vous tapez sur qui vous pouvez mais je ne suis pas la cible."

Revenant sur les commentaires assez durs qui lui ont été adressés, l'accusant notamment d'être moins déterminée ou de trahir le mouvement, elle a pour finir tenté un électrochoc pour essayer de lancer un débat sur le bien-fondé du blocage des ronds-points à ce stade de la mobilisation. "On a eu plus de morts chez les Gilets  jaunes que dans un attentat et on n'en fait pas plus de bruit que ça, donc il faut agir autrement", suggère-t-elle, concluant quelques secondes plus tard avec un "merci, au revoir", des plus agacés. Reste à savoir comment sera accueillie mise au point par sa communauté virtuelle.

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