17 morts dans un lycée de Floride : une Française en séjour linguistique raconte l'attaque

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EFFROI - "Ouest-France" a recueilli le témoignage d'une jeune française présente au moment de la fusillade en Floride. La lycéenne âgée de 16 ans était alors en séjour linguistique à Parkland (Etats-Unis) et s’est retrouvée retranchée dans sa classe.

C'est "Ouest France" qui révèle ce témoignage édifiant. Celui de Anne-Viola, 16 ans, élève au lycée Saint-Paul de Vannes. En séjour linguistique à Parkland depuis le 13 janvier, l'adolescente s’est retrouvée au cœur de ce fait divers dramatique, lorsqu'un jeune homme, armé d’un fusil semi-automatique, a tué 17 personnes dans un lycée du sud-est de la Floride.


Anne-Viola était dans l’établissement, lorsque le tueur a fait irruption. Elle raconte dans "Ouest France" : "Nous étions en cours d’algèbre. Vingt minutes avant la sonnerie, nous avons commencé par entendre des coups de feu. Nous nous sommes alors retranchés dans la classe, au second étage du lycée. Nous avions fermé une porte à clé et qui ne peut s’ouvrir que de l’intérieur. Nous nous sommes mis dans un "coin mort" sans faire de bruit".

"Dans la classe, on entendait les tirs"

La lycéenne et ses camarades sont restés 50 minutes, prostrés, dans la classe : "Quelqu’un a alors cassé la vitre de notre porte pour l’ouvrir de l’intérieur. On ne savait pas que c’était un policier. Tout le monde a eu peur pensant que c’était le tireur. C’était bien un policier !"


Anne-Viola sort avec ses camarades, en file indienne, les mains sur les épaules : "Nous avons été guidés jusque dans la rue. Notre classe est sortie saine et sauve."

Trump au centre des critiques

Donald Trump s'est rendu vendredi au chevet des victimes de la fusillade, saluant le "travail incroyable" des médecins pour éviter un bilan plus lourd mais n'a pas dit un mot sur le contrôle des armes à feu alors qu'une polémique a éclaté sur les ratés du FBI dans cette affaire et que les collégiens manifestent contre la vente libre des fusils d'assaut.

Le président américain fait l'objet de vives critiques en raison de son refus d'imposer la moindre restriction à la vente de fusils d'assaut automatiques ou semi-automatiques comme celui avec lequel Nikolas Cruz, 19 ans, a abattu 17 de ses anciens camarades.

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