2262 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée en 2018

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MIGRANTS - Plusieurs centaines de milliers de migrants tentent la traversée de la Méditerranée chaque année. En 2018, 2262 personnes sont décédées dans leur périple pour atteindre l'Europe.

Un nombre en baisse, mais toujours aussi préoccupant. En 2018, un total de 2262 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée. 113.482 personnes sont, elles, bien arrivées en Europe par la mer, essentiellement via l'Espagne. Le premier pays d'origine des migrants était la Guinée (13.068 personnes), suivi du Maroc (12.745) et du Mali (10.347). La Syrie n'était que le quatrième pays d'origine des arrivants, suivie de l'Afghanistan et de l'Irak.

Ces données ont été publiées par le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), qui fait état de chiffres en baisse par rapport à 2017, aussi bien du point de vue de la mortalité que du nombre de migrants en partance. L'année précédente en effet, 3.139 personnes étaient "mortes ou portées disparues" dans leur tentative de traversée. Quand le nombre d'arrivées par la mer s'élevait à 172.301 individus. Le niveau des arrivées continue de chuter par rapport au "pic" de 1,015 million enregistré en 2015.

L'Espagne redevient le premier pays d'entrée en Europe

Pour 2018, si l'on ajoute les près de 7000 migrants enregistrés dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla qui se trouvent en territoire africain, on obtient un total de 120.205 arrivées en Europe. L'Espagne est ainsi redevenue la première porte d'entrée du Vieux continent, avec 55.756 arrivées par la mer, contre 22.103 en 2017.

L'Italie, où le nouveau gouvernement au discours anti-immigration a fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été, a enregistré 23.371 arrivées l'an dernier. En chute libre par rapport aux 119.369 de l'année précédente.

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Ces changements de politique migratoire ont provoqué une crise diplomatique européenne. Après la fermeture des ports italiens à l'Aquarius - qui s'est vu retirer son pavillon récemment - et à plusieurs autres navires humanitaires, certains réfugiés ont parfois erré pendant des jours sur les navires ne sachant pas où accoster. Chaque situation s'est réglée par un accord trouvé dans l'urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés.

Une situation qui ne peut plus durer selon les associations d'aide aux réfugiés. "En 2019, il est essentiel de mettre fin à l'approche actuelle : bateau par bateau", a estimé dimanche 30 décembre le porte-parole de l'HCR, en exhortant les États à "mettre en oeuvre un mécanisme régional qui donne aux capitaines de navires des indications claires et prévisibles sur l'endroit où débarquer les réfugiés et les migrants secourus en Méditerranée".

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