A Mossoul, les forces irakiennes font une "pause" tandis que des paramilitaires continuent les combats

A Mossoul, les forces irakiennes font une "pause" tandis que des paramilitaires continuent les combats
International
BATAILLE - La coalition internationale a annoncé vendredi que les forces irakiennes effectuaient "une pause" avant de continuer la reconquête de Mossoul, occupée par le groupe Etat Islamique. Néanmoins, des groupes paramilitaires poursuivent l'offensive.

Après deux semaines d'opérations pour reprendre la ville de Mossoul aux jihadistes de Daech, les forces irakiennes ont entamé une pause de deux jours. Comme l'a expliqué, vendredi, le colonel américain John Dorrian, porte-parole de la coalition internationale, "l'objectif est de consolider les gains obtenus avant de reprendre l'offensive". Selon lui, cet arrêt temporaire faisait d'ailleurs partie de la stratégie initiale. 


Pour autant les opérations militaires se poursuivent, ont pour leur part annoncé les troupes irakiennes dans un communiqué. Ils "se repositionnent, se ré-équipent, et font du nettoyage" dans les territoires conquis, explique à ce sujet le colonel. Malgré cela, les combats n'ont pas totalement cessé puisque un groupe de paramilitaires chiites irakiens a lancé une opération ce samedi pour reprendre la ville de Tal Afar, à mi-chemin avec la Syrie et point de passage des jihadistes pour leur ravitaillement.


Selon des responsables, les forces irakiennes fédérales et kurdes, aidés par l'aviation de la coalition,  ont progressé plus rapidement que prévu et  se sont déjà emparées de localités et de villages aux environs de Mossoul. Jusqu'à présent, près de 2.500 bombes, missiles, obus ou roquettes ont été lancés contre les jihadistes.

Permettre aux population de s'enfuir

D'après le général américain Joseph Votel, entre 800 et 900 d'entre-eux auraient été tués, tandis que certains se seraient enfuis par l'ouest de la ville où l'armée n'a pas ouvert de front. 


Même si cette stratégie est critiquée par certains analystes, elle a malgré tout quelques avantages, concède le responsable militaire. "Elle permet aux populations de s'enfuir et (...) de limiter la destruction de la ville".


Vendredi 28 octobre, l'ONU avait déclaré que le groupe Etat Islamique a executé environ 250 personnes à Mossoul cette semaine. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 16.566 personnes ont été déplacées depuis le début des opérations militaires.

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