VIDEO - A 7 ans, elle tweete les horreurs de la guerre en Syrie

DE L’INTÉRIEUR - Sur le réseau social Twitter, Bana Alabed, âgée de 7 ans, et sa mère, racontent leur quotidien au coeur de la guerre syrienne à Alep. TF1 a recueilli leur témoignage.

"Je lis pour oublier la guerre". La page Twitter de Bana Alabed s'ouvre sur cette phrase à la fois terrible et pleine d'espoir, accompagnée d'une photo de la jeune fille assise à son bureau, où se côtoient un livre ouvert et une poupée.

L'image, à elle seule, pourrait représenter le quotidien classique d'une fille de 7 ans dans ses activités post-scolaires. Mais Bana ne va plus à l'école. A la place, l'enfant syrienne raconte avec l'aide de sa mère la vie sous les bombes à Alep.

Appel à l'aide

Les premier messages postés sur le réseau social par Bana Alabed, le 24 septembre dernier, expriment d'emblée un appel à l'aide. Dans ses tweets destinés à la communauté internationale, où la jeune fille apostrophe directement Barack Obama, Vladimir Poutine et Bachar Al-Assad, l'enfant syrienne demande la fin des bombardements.

J'ai besoin de paixBana Alabed, sept ans

"Je ne peux pas sortir à cause des bombes. S'il vous plaît, arrêtez de nous bombarder", demande-t-elle dans l'un de ses premiers messages, avant d'insister : "Je ne peux même pas respirer correctement. J'ai besoin de paix s'il vous plaît". "Alep est une très bonne ville mais nous avons besoin de paix, je veux vivre comme une enfant mais au lieu de ça je suis angoissée", écrit-elle en anglais.

Nous sommes totalement encerclésLa mère de Bana

Depuis son ouverture, il y a neuf jours, son profil compte plus de 12.000 abonnés et les messages, photos et vidéos sont relayés plusieurs centaines de fois. Plusieurs médias ont diffusé l'histoire de Bana, dont TF1, qui est parvenu à entrer en contact avec sa mère, qui rêve d'un monde sans guerre pour ses enfants. "Nous sommes totalement encerclés et aujourd’hui je ne rêve que d’une chose : les mettre en sécurité", raconte-elle à TF1. Et d'évoquer un échange avec sa fille Bana qui cherche des réponses à ses questions  : "Maman, m’a-t-elle dit, pourquoi personne ne nous entend ? Pourquoi le monde ne peut nous aider ? Je lui ai répondu : 'Ne t’inquiète pas mon bébé. Le monde nous entend'". 

Alors que les images de corps en sang dans des villes détruites se multiplient, l'histoire de Bana donne un autre regard sur la guerre en Syrie, avec l'espoir d'une réaction internationale à un conflit qui s'éternise.

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