À un mois de l'élection, Donald Trump rompt brutalement les négociations sur le plan de soutien à l'économie

À un mois de l'élection, Donald Trump rompt brutalement les négociations sur le plan de soutien à l'économie

PARI TRÈS RISQUÉ ? - Le président des Etats-Unis a brutalement mis fin mardi aux négociations avec les démocrates sur de nouvelles aides aux ménages et entreprises affectés par la pandémie de coronavirus, avant de laisser une porte ouverte à quelques mesures ciblées.

Donald Trump a ordonné, mardi 6 octobre, à ses troupes de cesser de négocier avec les démocrates du Congrès un nouveau plan de relance de l’économie, dont un volet prévoit une aide aux Etats fédérés particulièrement frappés par la crise du Covid-19.

"J'ai demandé à mes représentants d'arrêter de négocier jusqu'à après les élections", a tweeté le président américain, accusant la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi de ne pas négocier "de bonne foi". "Nancy Pelosi [la présidente démocrate de la Chambre des représentants] demande 2 400 milliards de dollars [2 045 milliards d’euros] pour renflouer des Etats démocrates mal gérés, à la criminalité élevée, de l’argent qui n’est en aucun cas lié au Covid-19. Nous avons fait une offre très généreuse de 1 600 milliards de dollars et, comme d’habitude, elle ne négocie pas de bonne foi. Je rejette leur demande et je regarde vers l’avenir de notre pays. J’ai demandé à mes représentants d’arrêter de négocier jusqu’à la fin des élections, lorsque, immédiatement après ma victoire, nous adopterons un projet de loi de relance majeur, axé sur les travailleurs américains et les petites entreprises", a-t-il ajouté, renvoyant les discussions jusqu'à après l'élection présidentielle du 3 novembre.

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Cette décision a immédiatement fait chuter Wall Street, alors que de nombreux économistes et experts ont déjà prévenu que l'absence d'un nouveau coup de pouce gouvernemental risquait de freiner la reprise économique.

Elle signifie que de nombreux Américains, dont ceux qui sont au chômage, des collectivités locales et des entreprises tels les hôtels, les compagnies aériennes, les bars et les restaurants, vont être confrontés à des difficultés financières dans les prochaines semaines.

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Trump a toutefois appelé les parlementaires à s'entendre sur des mesures plus limitées

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé Donald Trump de leur avoir "tourné le dos". "Ne vous y trompez pas : si vous n'avez pas d'emploi, si votre entreprise est fermée, si l'école de votre enfant est fermée, si vous voyez des licenciements autour de vous, Donald Trump a décidé aujourd'hui que rien de tout cela, absolument rien, ne lui importait", a renchéri le candidat démocrate aux élections présidentielles dans un communiqué.

Certains secteurs très touchés, comme le tourisme et le transport aérien, ont d'ores et déjà annoncé des licenciements massifs : 32.000 personnes pour les compagnies aériennes American et United, ou encore 28.000 dans les parcs d'attraction Disney.

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En cours de soirée, le locataire de la Maison Blanche a toutefois appelé les parlementaires à s'entendre sur des mesures plus limitées. Il a d'une part exhorté les sénateurs et représentants à la Chambre à "approuver IMMÉDIATEMENT" une aide de 25 milliards de dollars pour les compagnies aériennes ainsi qu'un plan de 135 milliards de dollars pour les petites entreprises. Ces deux programmes "seront financés avec des fonds inutilisés" du premier grand plan d'aide, a-t-il affirmé sur Twitter. Donald Trump a par ailleurs assuré qu'il entérinerait de suite tout texte de loi restreint prévoyant un chèque de 1.200 dollars pour les ménages américains si les parlementaires lui en envoyaient un.

L'administration Trump et les élus démocrates du Congrès avaient commencé il y a plus de deux mois à négocier de nouvelles aides pour les 12,6 millions de chômeurs américains et pour les foyers aux plus faibles revenus, ainsi que pour les entreprises terrassées par la pandémie. Les mesures du gigantesque plan de soutien de 2.200 milliards de dollars adoptées fin mars, rallongé ensuite de 500 milliards, expirent en effet progressivement. Après plusieurs semaines au point mort, les discussions entre Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin venaient pourtant de reprendre.

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