Abus sexuels dans une école à Rome : le Vatican ouvre une enquête

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RELIGION - Le Vatican a annoncé ce samedi l'ouverture d'une nouvelle enquête. En cause : de possibles abus sexuels commis avant 2013 au sein d'une école privée de Rome, accueillant des enfants se destinant à la prêtrise.

"Péché originel". C'est le titre d'un livre, publié en septembre par le journaliste italien Gianluigi Nuzzi, et dans lequel il révélait une sombre histoire : dans un palais du Vatican, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d'au moins un lycéen âgé de 17 ou 18 ans en 2011-2012, sous les yeux d'un témoin. Une affaire qui fait désormais l'objet d'une enquête, a annoncé le Vatican ce samedi.

Le communiqué, publié par le service de presse du Saint-Siège, reste laconique. Il évoque "un ancien élève du pré-séminaire Saint-Pie X", devenu prêtre par la suite, et des faits qui "auraient concerné des élèves entre eux, dont certains n'étaient plus présents dans l'institution au moment des investigations", ajoute le Saint-Siège. Tout juste si le document précise que l'ouverture d'une nouvelle enquête est justifiée par "l'apparition récente de nouveaux éléments".

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Un camarade qui "se sentait obligé de céder à ses exigences"

Une enquête qui n'est autre que celle de Gianluigi Nuzzi. Son ouvrage raconte que dans un palais du Vatican, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d'au moins un lycéen âgé de 17 ou 18 ans en 2011-2012, sous les yeux d'un témoin. Ce témoin polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi, résidait alors dans une institution installée dans la Cité du Vatican et qui héberge des enfants et adolescents du monde entier envisageant de devenir prêtres. 

Les pensionnaires de cette institution fréquentaient une école privée dans le centre de Rome et participaient comme "enfants de chœur" aux messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre. Selon lui, un ancien élève autorisé à rester dans le palais venait très souvent le soir - jusqu'à 140 fois - pour avoir des relations sexuelles avec son camarade de chambre, alors âgé de 17 à 18 ans, qui "se sentait obligé de céder à ses exigences".

Si l'enquête du Vatican ne fait que débuter, elle devrait se pencher sur les éventuels silences en son sein. Kamil, qui y a vécu de l'âge de 13 ans à 18 ans, affirme en effet avoir été renvoyé avant la fin de sa scolarité après avoir tiré la sonnette d'alarme auprès d'autorités ecclésiales et vaticanes.

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