Accord OLP-Hamas : pourquoi maintenant ?

Accord OLP-Hamas : pourquoi maintenant ?

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PROCHE-ORIENT - Pour la troisième fois depuis 2011, les Palestiniens ont signé un accord de réconciliation à Gaza, mercredi, au grand dam d'Israël. Que contient cet accord et pourquoi survient-il maintenant ? Metronews fait le point.

Un accord qui refroidit considérablement les pourparlers au Proche-Orient. Les Palestiniens ont signé un accord de réconciliation à Gaza mercredi, le troisième depuis 2011. Cet accord prévoit notamment que l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, forment un gouvernement de "consensus national". Et ce d'ici à cinq semaines. Sitôt intronisé, ce nouveau gouvernement aura pour mission de préparer des élections législatives et présidentielle, qui doivent avoir lieu six mois après que le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) aura voté la confiance à ce cabinet.

Si Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a assuré qu'il n'existait "aucune incompatibilité entre la réconciliation et les négociations", son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, a pour sa part estimé qu' "Abou Mazen (surnom de Mahmoud Abbas) avait choisi le Hamas et non la paix". Déplorant, "quiconque choisit le Hamas ne veut pas la paix". Un avis partagé par Washington pour qui l'accord pourrait "sérieusement compliquer" les efforts de paix.

Pas d'accord de paix sans réconciliation

L'annonce de cet accord a provoqué des scènes de liesse dans toute la bande de Gaza aux cris de "Unité palestinienne ! ". Les Palestiniens, à travers la voix du négociateur Saëb Erakat, ont argué que la paix ne pouvait survenir "sans la réconciliation d'abord", ajoutant que cette dernière était "une priorité nationale palestinienne".

Cet accord est-il par conséquent un moyen de pression de Mahmoud Abbas sur Israël et les Etats-Unis ? Toujours est -il qu'il survient au terme de fortes dégradations entre Israéliens et Palestiniens. Notamment depuis qu'Israël a refusé de libérer, comme prévu le 29 mars dernier, un contingent de prisonniers, réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l'échéance prévue au 29 avril. Suite à quoi l'Autorité palestinienne avait réclamé son adhésion à 15 agences et traités internationaux , à commencer par la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils. Israël avait alors répliqué en annonçant des sanctions financières contre les autorités de Ramallah. Le cabinet de sécurité israélien doit se réunir jeudi pour discuter de sanctions contre les Palestiniens.

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