Accusé de parjure, le ministre de la Justice de Trump se récuse de toute enquête sur les liens avec la Russie

"YOU'RE... NOT FIRED" - Malgré le soutien du président américain, Jeff Sessions a décidé de se désister des enquêtes sur l'implication de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. Il venait d'admettre des rencontrer avec l'ambassadeur russe à Washington, alors qu'il avait assuré le contraire devant le Congrès.

Il y a des silences parfois plus assourdissants que d'autres. C'est ce qu'ont du se dire les observateurs de la vie politique américaine en s'apercevant que les heures passaient, mercredi 1er mars, et que Donald Trump n'avait toujours pas écrit ou clamé son soutien à Jeff Sessions. Son ministre de la Justice est accusé d'avoir menti au Congrès à propos de sa rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, avant même l'élection du milliardaire.

Un Trump inhabituellement silencieux

Après avoir qualifié "ces allégations" de "fausses" devant le Congrès, lors de son audience préliminaire à sa nomination, il a finalement admis, ce mercredi, avoir rencontré l'ambassadeur russe aux Etats-Unis... comme un certain Michael Flynn, ex-conseiller à la Sécurité de Trump, poussé à la porte en février. 


L'affaire lui vaut depuis l'animosité des élus démocrates, qui l'accusent de "parjure" et l'appellent à la démission, ainsi que de nombreux républicains, comme le note la presse américaine. En milieu de journée ce jeudi, Sessions a tenu une conférence de presse, au cours de laquelle il a minimisé ses rencontres avec l'ambassadeur russe, assurant "ne lui avoir jamais parlé de la campagne de Trump", ce dont le soupçonnent très fortement les élus de l'opposition. Plus important encore, il s'est tout de même récusé des enquêtes liées à l'influence de la Russie sur la campagne américaine.


Donald Trump n'ayant rien tweeté de la journée sur le sujet, contrairement à ses habitudes, ni convoqué la presse pour soutenir publiquement le présumé fautif, premier sénateur, à l'époque de la primaire républicaine, à l'avoir soutenu, fallait-il en conclure au lâchage du ministre par le président ?

La réaction est arrivée, timide et laconique, à en croire les journalistes qui l'ont interrogé, à bord du porte-avions qu'il visitait en Virginie, ce jeudi. A la question "avez-vous confiance ans le ministre de la Justice ?", il a répondu : "Totalement". Et d'ajouter qu'il n'avait jamais entendu, de son côté, parler de ces contacts. Et, malgré l'évidence, Donald Trump a ajouté qu'il pensait que Jeff Sessions, connu pour ses positions réactionnaires, avait "probablement" répondu honnêtement aux membres du Congrès.

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