Accusé par une lanceuse d'alerte, Facebook se défend d'avoir contribué à l'assaut du Capitole

Un employé de Facebook passe devant le "Like" du réseau social, au siège de l'entreprise, à Menlo Park (Californie)

DÉSINFORMATION - Le vice-président du réseau social a rejeté les accusations selon lesquelles la plateforme aurait contribué aux événements ayant mené à l'assaut du 6 janvier dernier.

Facebook a dénoncé, dimanche 3 octobre, les accusations "ridicules" selon lesquelles la plateforme aurait pu contribuer aux événements ayant mené au violent assaut contre le Capitole, le 6 janvier. Des accusations émanant de l'interview d'une lanceuse d'alerte, dimanche, une ancienne ingénieure chef de produit chez Facebook.

La responsabilité "de l'insurrection" sur le siège du Congrès "incombe aux personnes qui ont infligé les violences et à ceux qui les ont encouragées, dont le président (Donald) Trump", a martelé Nick Clegg, vice-président de la plateforme.

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Le géant des réseaux sociaux dans la tourmente

Nick Clegg a assuré qu'il était "trop facile de chercher une explication technologique à la polarisation politique aux États-Unis". Il a toutefois reconnu que Facebook devait essayer de "comprendre comment (il) contribue aux contenus négatifs et extrêmes, aux discours haineux et à la désinformation"

Le géant des réseaux sociaux se trouve dans la tourmente depuis la publication d'une série d'enquêtes en septembre, notamment du Wall Street Journal. Ces articles avaient été réalisés sur la base de documents fournis par Frances Haugen, lanceuse d'alerte dont l'identité a été découverte dimanche lors d'un premier entretien diffusé par la chaîne CBS. 

Cette ancienne ingénieure chef de produit chez Facebook avait emporté avec elle, avant son départ de l'entreprise, en mai, de nombreux documents issus de recherches internes à l'entreprise. Durant cette interview télévisée, la lanceuse d'alerte a rappelé que la plate-forme avait levé ses gardes-fous trop tôt après la présidentielle américaine, contribuant aux événements  ayant mené au violent assaut du Capitole, le 6 janvier dernier.

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Avant le scrutin présidentiel américain de novembre 2020, Facebook avait modifié ses algorithmes pour réduire la diffusion de fausses informations. Selon la lanceuse d'alerte, "dès que l'élection a été terminée", le groupe les a reconfigurés comme avant, "pour donner la priorité à la croissance plutôt qu'à la sûreté"

Cette trentenaire doit être auditionnée mardi par la commission au Commerce du Sénat américain. Dimanche, le sénateur démocrate Richard Blumenthal, membre de la commission, a rendu hommage au courage de la lanceuse d'alerte. Il a également appelé dans un communiqué à "une régulation plus stricte", assurant que "les actions de Facebook montrent clairement qu'il ne se réformera pas seul".

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