Affaire Carlos Ghosn : sa femme Carole en appelle à Emmanuel Macron pour qu'il intervienne en sa faveur

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

PROCÈS - Carole Ghosn, épouse de Carlos Ghosn, patron déchu de Renault-Nissan, appelle Emmanuel Macron à intervenir auprès du Premier ministre japonais Shinzo Abe lors du sommet du G7 à Biarritz pour que son mari bénéficie d'un "procès équitable".

Alors que le sommet du G7 réunissant les dirigeants de France, des Etats-Unis, du Canada, de l'Allemagne, de l'Italie ou encore du Japon se déroule ce week-end à Biarritz, Carole Ghosn en appelle à Emmanuel Macron. Elle souhaite que celui-ci intervienne auprès du premier ministre japonais Shinzo Abe afin que son mari, Carlos Ghosn bénéficie d'un "procès équitable". 

Dans un communiqué, elle dit demander "au président Macron d'intercéder en faveur de mon mari auprès du Premier ministre Abe pour veiller à ce que ses droits soient respectés". "Carlos mérite un procès équitable, qui commence par des conditions de liberté sous caution justes et la fixation d'une date de procès", ajoute Mme Ghosn. Elle avait déjà appelé le président américain Donald Trump à intercéder auprès du chef du gouvernement japonais peu avant le sommet du G20 organisé au Japon en juin dernier.

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Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre dernier et a passé quelque 130 jours en détention à Tokyo. Il est accusé d'abus de confiance aggravé et de fausses déclarations aux autorités pendant son mandat chez Nissan. Suite à cela, il a été incarcéré une nouvelle fois pendant trois semaines, avant d'être libéré sous caution le 25 avril et d'être soumis à un contrôle judiciaire très sévère au Japon, dont il ne peut quitter le territoire.

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Il est "toujours soumis à une interdiction de tout contact avec son épouse depuis 140 jours", selon Carole Ghosn. "Dire que les conditions de mise en liberté sous caution de mon mari sont cruelles et inhabituelles serait un euphémisme", ajoute-t-elle, jugeant que "la justice japonaise n’est pas alignée sur les standards des autres pays du G7". "Ce système de 'justice des otages' va bien au-delà du cas de mon mari et devrait interpeller le gouvernement français", plaide-t-elle encore.

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Affaire Ghosn : Carole Ghosn appelle au secours

Reste que pour l'Elysée, la position est claire et inchangée depuis juin dernier : "Je pense qu'il n'appartient pas au président de la République française de venir s'immiscer publiquement dans un cas judiciaire", avait alors déclaré Emmanuel Macron, tout en se disant "attaché au respect des droits de la défense".

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