Enquête sur Clinton : l'ex-patron du FBI n'a pas respecté les règles mais est resté impartial, conclut un rapport

ETATS-UNIS - Donald Trump n’a eu de cesse d’affirmer que les démocrates s’étaient alliés avec des membres du FBI pour aider Hillary Clinton à accéder à la Maison Blanche. Un rapport officiel, rendu public ce jeudi, conclut le contraire.

A la tête du FBI lors de l’affaire des emails d’Hillary Clinton, l’ex-patron du FBI James Comey avait d’abord recommandé de ne pas poursuivre l’ancienne secrétaire d’Etat, tout en notant qu'elle avait fait preuve d'une "extrême négligence". Avant de relancer la controverse à dix jours avant le scrutin en annonçant la réouverture du dossier par la police fédérale (qui ne la poursuivra finalement pas).


Un rapport officiel du département américain de la Justice, rendu public ce jeudi, a conclu que l’ancien chef du FBI, brutalement limogé par Donald Trump en mai 2017, s'est affranchi des règles en supervisant l'enquête sur Hillary Clinton avant la présidentielle de 2016, mais a exclu de poursuivre la candidate démocrate de façon impartiale. 

Ce rapport n'aura pas l'effet escompté par Donald Trump

James Comey, que Donald Trump a limogé en mai 2017 et qui s'est montré depuis très critique envers le président, est épinglé pour avoir pris des libertés avec les procédures en vigueur à la tête de la police fédérale américaine. L'inspecteur général Michael Horowitz, à l’origine de ce rapport, relève par ailleurs que James Comey s'est montré "insubordonné. Mais "nous n'avons trouvé aucune preuve montrant que les décisions des procureurs ont été influencées par des partis pris ou d'autres considérations", écrit-il. 


Ce rapport, très attendu car présenté comme susceptible d'être une bombe politique, risque donc de ne pas avoir l'effet escompté par Donald Trump, qui ne cesse d'affirmer que les démocrates se sont alliés avec des éléments du FBI pour aider Hillary Clinton à remporter la Maison Blanche.

Le rapport "confirme les soupçons du président sur la conduite de M. Comey et les préjugés de certains membres du FBI", a pourtant commenté la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.


Car il pointe notamment la teneur d'échanges entre deux agents du FBI, par ailleurs amants, ayant travaillé sous les ordres de M. Comey et ensuite pour le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête sur une éventuelle collusion entre la Russie et des collaborateurs de campagne de M. Trump. 


Ces deux fonctionnaires, la juriste Lisa Page et l'enquêteur Peter Strzok ont, selon l'inspecteur général, montré une "volonté d'agir officiellement pour affecter" les chances de M. Trump d'être élu président. Trump "ne va jamais devenir président, n'est-ce-pas ?", avait demandé dans un email Mme Page. "Non. Sûrement pas. Nous l'en empêcherons", avait répondu M. Strzok.

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