Affaire Navalny : Washington annonce des sanctions contre plusieurs responsables russes

Affaire Navalny : Washington annonce des sanctions contre plusieurs responsables russes

DIPLOMATIE - Ce mardi, les Etats-Unis ont dévoilé des sanctions à l'encontre de plusieurs personnalités russes. Les renseignements américains considèrent Moscou comme responsable de l'empoisonnement de l'ennemi numéro 1 du Kremlin.

La sentence est tombée. Ce mardi, Washington a dévoilé des sanctions à l'encontre de sept hauts responsables russes. Les renseignements américains accusent Moscou d'être derrière l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny, condamné à purger une peine de deux ans et demi de prison. À noter que les mesures prononcées par Washington ont été prises "en concertation étroite" avec l'Union européenne qui a sanctionné ce lundi quatre fonctionnaires russes. Selon un responsable américain sous couvert d'anonymat, il s'agit d'un "signal clair" envoyé à Moscou. 

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Concrètement, que disent les renseignements américains ? "La communauté du renseignement estime avec un haut degré de confiance que des responsables des services de sécurité russes (FSB) ont utilisé un agent innervant connu sous le nom de Novitchok pour empoissonner le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny le 20 août 2020", a indiqué le responsable américain anonyme. 

Ces dernières semaines, l'affaire Navalny a crispé les relations entre la communauté internationale et le Kremlin. Depuis son retour en janvier sur le sol russe, l'ennemi juré du président Vladimir Poutine est visé par de multiples procédures judiciaires. Dimanche dernier, l'opposant russe de 44 ans est arrivé dans la colonie pénitentiaire de Pokrov à 200 kilomètres de Moscou. S'il échappe à un exil dans le Grand Nord ou en Sibérie, Alexei Navalny est incarcéré dans une colonie réputée très difficile. "Nous réitérons notre appel à une libération immédiate et sans conditions de Navalny", ajoute le responsable américain.

Washington plus ferme à l'égard de Moscou

Si ce n'est pas la première fois que la Russie est ciblée par de telles accusations - on se souvient de l'affaire Skripal en 2018 - le ton des États-Unis est plus dur depuis l'arrivée du président américain Joe Biden. Début février, le nouveau locataire de la Maison Blanche avait donné le ton : "J'ai clairement dit au président Poutine, d'une façon très différente de mon prédécesseur, que le temps où les États-Unis se soumettaient face aux actes agressifs de de la Russie (...) était révolu." Les États-Unis ont déclaré qu'ils feraient preuve de fermeté à chaque fois qu'ils l'estimeront nécessaires. "Nous ne cherchons ni une remise à plat, ni une escalade", a souligné un haut responsable américain.

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En plus des sanctions prises par Bruxelles et Washington, deux expertes indépendantes des Nations unies ont réclamé une enquête internationale sur l'empoisonnement en août du principal opposant au Kremlin dont elles réclament la "libération immédiate".

De leur côté, Moscou a appelé les Etats-Unis à "ne pas jouer avec le feu." Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué diffusé mardi soir une "attaque anti-russe hostile" faisant partie d'une "politique américaine dénuée de logique et de sens qui ne fait qu'endommager encore davantage les relations bilatérales" avec Moscou. Le ministère russe a assuré qu'ils réagiront sur "la base du principe de réciprocité".

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