Affaire Sergueï Skripal : l'ex-espion russe et sa fille empoisonnés chez eux ?

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DIPLOMATIE - Les britanniques progressent dans l'enquête autour des circonstances de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal. Selon les premiers prélèvements, l'homme et sa fille auraient été en contact avec la plus grosse partie de l'agent innervant - le Novichok - à leur domicile.

C'est un détail qui en dit long. La police britannique, en charge de l'enquête sur l'empoisonnement de l'ex-espion russe le 4 mars à Salisbury, a indiqué par voie de communiqué mercredi 28 mars que Sergueï Skripal et sa fille ont eu le premier contact avec le Novichok - l'agent innervant mis en cause - à leur domicile au Royaume-Uni.

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Qu'est-ce que le Novichok, le poison utilisé contre l'ex-agent russe ?

"Les experts ont déterminé que la plus haute concentration de l'agent neurotoxique se trouvait sur la porte d'entrée de ce domicile", a précisé la police. "Des traces de l'agent innervant ont été trouvées dans d'autres lieux sur lesquels les enquêteurs ont travaillé ces dernières semaines, mais à des concentrations plus faibles que celle trouvée à son domicile", a encore ajouté Dean Haydon de la police londonienne.

Moscou nie toute implication

Cette suspicion d'empoisonnement est à l'origine d'une vaste crise diplomatique entre Londres et Moscou, la première accusant la seconde d'être responsable de la mort de Sergueï Skripal et de sa fille. Emboîtant le pas au Royaume-Uni, qui avait expulsé 23 diplomates russes en guise de représailles, plus de vingt-cinq pays dont la France ont annoncé depuis le début de la semaine des mesures similaires.


Les Etats-Unis, de leur côté, ont décidé d'expulser 60 diplomates russes, soit selon Washington, "la plus importante expulsion" d'"espions" russes de l'Histoire. Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie vont devoir quitter leur poste. Devraient s'y ajouter sept membres de la mission russe au siège de l'Otan à Bruxelles. La Russie de son côté, nie toute implication et promet de riposter. Mais l'enquête promet de durer encore de longs mois. 

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